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Un garde-côte surveille chaque bateau

Le personnel a un œil sur tous les navires du Golfe dans l’espoir d’éviter les collisions avec des baleines noires

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Les gardes-côtes en poste 24 heures sur 24 pour surveiller les navires dans le golfe du Saint-Laurent seront bientôt alertés par un système informatique lorsqu’un bateau dépasse la limite de vitesse imposée pour protéger les baleines.

« Une première version devrait nous être livrée au courant de la semaine prochaine », indique Mathieu Roy, le gestionnaire du centre de Services de communications et de trafic maritime (SCTM) de Québec.

Il y a une semaine, Pêches et Océans Canada a imposé une limite de vitesse de 10 nœuds (18,5 km/h) pour les navires de 20 mètres et plus qui circulent dans le golfe du Saint-Laurent afin de réduire les risques de collisions mortelles avec des cétacés.

L’outil de gestion du trafic maritime qu’utilisent les gardes-côtes canadiens n’est toutefois pas prévu pour vérifier automatiquement la vitesse. Les officiers en poste doivent donc surveiller un à un chaque bateau qui circule dans le golfe du Saint-Laurent.

Nouvelle tâche

« Surveiller la vitesse, c’est un ajout à notre tâche, ce n’est pas quelque chose qu’on faisait », indique M.Roy.

Pour appuyer les gardes-côtes, une équipe de techniciens travaille à intégrer au système d’information sur la navigation maritime (INNAV) une application de surveillance automatisée de la vitesse qui enverra des alertes si un navire dépasse la vitesse réglementaire.

En attendant, « c’est 100 % humain », souligne M. Roy.

Ils sont donc une vingtaine d’officiers, tous basés aux Escoumins, sur la Côte-Nord, à se relayer 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Les yeux rivés sur des cartes maritimes interactives, comme celle ci-dessus, ils s’assurent qu’aucun bateau ne contrevient au nouveau règlement.

Les navires apparaissent en temps réel sur les cartes. Le système INNAV permet aux officiers de connaître notamment le nom des bateaux, leurs dimensions, leur vitesse, leur provenance et leur destination.

Jusqu’à présent, M.Roy indique qu’aucune amende n’a été imposée. « Les navires sont très coopératifs », dit-il. Les contrevenants sont passibles d’une amende allant de 6000 $ à 25 000 $.

Treizième baleine morte

Aucune collision entre une baleine et un navire n’a été rapportée depuis l’imposition de la nouvelle limitation de vitesse. Néanmoins, une treizième baleine noire a été retrouvée morte cette semaine, cette fois au large de Cape Cod.

Il s’agissait d’une femelle reproductrice connue des scientifiques de l’Aquarium de la Nouvelle-Angleterre à Boston, indique CBC. Née en 1991, elle était mère de cinq baleineaux. Les chercheurs l’avaient baptisée Couplet.

Les scientifiques attendent la tombée de l’ouragan Gert pour procéder à la nécropsie de la carcasse qui permettra de déterminer la cause du décès. Les résultats des précédentes nécropsies ne sont pas encore connus.

 

Le trafic de navires en temps réel*

 

Western Tugger

Photo courtoisie MarineTraffic.com
  • Remorqueur de 35,05 m
  • Vitesse: 4,9 nœuds
  • Pavillon Canada
  • Sur place à Port-Menier, Anticosti

 


Ariadne

Photo courtoisie MarineTraffic.com
  • Pétrolier de 186,44 m
  • Vitesse: 8,7 nœuds
  • Pavillon Bahamas
  • En provenance de Montréal, destination inconnue

 


Seahorse

Photo courtoisie MarineTraffic.com
  • Cargo de 177,38 m
  • Vitesse: 9,8 nœuds
  • Pavillon Îles Marshall
  • En provenance du Nouveau-Brunswick, vers Norfolk en Virginie

 


Em Kea

Photo courtoisie MarineTraffic.com
  • Porte-conteneurs de 220 m
  • Vitesse: 8 nœuds
  • Pavillon Libéria
  • En provenance de Montréal, vers Halifax

*Vitesses vérifiées à 17 h hier (10 nœuds maximum). Captures d’écran faites à 14 h hier.