/news/currentevents
Navigation

L’organisateur de la manifestation antiraciste affirme comprendre les casseurs et ne condamne pas les gestes violents

L’organisateur de la manifestation antiraciste affirme comprendre les casseurs et ne condamne pas les gestes violents
Photo Agence QMI, Daniel Mallard

Coup d'oeil sur cet article

Le porte-parole de la contre-manifestation pour stopper La Meute refuse de condamner les débordements violents qui s’y sont déroulés, affirmant pouvoir comprendre la position des casseurs.

 

Refusant de dénoncer directement les actions des manifestants masqués qui ont affronté les policiers dimanche, Pablo Roy-Rojas, le porte-parole du regroupement de manifestants contre le racisme, a plutôt pointé du doigt ses opposants de la droite. « Ce qu’on peut dénoncer, c’est l’escalade de la violence. L’extrême droite, elle est violente et dangereuse. Elle a même tué six musulmans cette année à Québec », a insisté le porte-parole du groupe de gauche.

« On peut dénoncer l’escalade de la violence, mais », dit-il lorsqu’on l’a interrogé sur les débordements causés par des manifestants antifascistes.

Groupe pacifiste

L’organisateur de « l’Action citoyenne contre la discrimination » assure que personne du groupe n’incitait à la violence lors de son rassemblement qui se tenait à la place d’Youville. Il affirme que son action s’est tenue en marge des débordements survenus au Complexe G.

Pour la suite des choses, Pablo Roy-Rojas ne croit pas que La Meute et les groupes de droite ressortent gagnants des événements du week-end.

« Nous avons montré que c’était possible de mettre des centaines de personnes de tous les horizons ensemble à Québec sous la même bannière pour dire non au racisme. »

De l’ombre

Selon le responsable de l’organisme Bienvenue aux réfugiés, François Deschamps, le message de la contre-manifestation a atteint son objectif, mais les gestes violents d’un certain nombre d’individus ont fait de l’ombre au message.

« Ils ont fait contrepoids au discours de La Meute et montré que des gens se mobilisent concrètement. Mais, sur les tactiques utilisées par une certaine frange, disons que le mouvement antiraciste doit se structurer et se donner un cadre clair pour éviter que de tels débordements viennent toujours mettre dans l’ombre le message », a-t-il convenu.

– Avec la collaboration de Nicolas Lachance, Le Journal de Québec