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Cannabis sur les campus: l’Université Laval réclame des balises claires

Ne fermant pas la porte à la consommation de marijuana sur le campus, l’Université Laval réclame de Québec des «balises claires» afin de déterminer où il sera possible ou non de fumer du cannabis dans les cégeps et universités de la province.
Photo Fotolia Ne fermant pas la porte à la consommation de marijuana sur le campus, l’Université Laval réclame de Québec des «balises claires» afin de déterminer où il sera possible ou non de fumer du cannabis dans les cégeps et universités de la province.

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Ne fermant pas la porte à la consommation de marijuana sur le campus, l’Université Laval réclame de Québec des «balises claires» afin de déterminer où il sera possible ou non de fumer du cannabis dans les cégeps et universités de la province.

Préoccupée par les «risques potentiels» et les «nouvelles problématiques» engendrées par la légalisation de la marijuana, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2018, l’Université Laval a déposé jeudi un avis dans le cadre des consultations publiques sur l’encadrement du cannabis, qui se déroulent à Québec.

L’établissement veut s’assurer que la «consommation éventuelle de cannabis sur le campus se tienne à l’intérieur d’un cadre de consommation responsable et sécuritaire pour les individus», peut-on lire.

C’est pourquoi l’administration universitaire réclame «des balises claires quant aux lieux où le fait de fumer du cannabis est permis». Les établissements d’enseignement supérieur devraient aussi pouvoir imposer des restrictions additionnelles à ce qui sera déjà prévu dans la loi, tout en étant en mesure d’adapter ces règles selon les contextes ou évènements particuliers qui se déroulent à l’occasion sur le campus, peut-on lire.

L’Université Laval prend soin de rappeler que le campus est l’hôte chaque année de plusieurs évènements festifs d’envergure, comme le Show de la rentrée auquel participent près de 8000 étudiants, et les rassemblements qui précèdent les partie de football du Rouge et Or.

L’établissement propose par ailleurs de créer un «pôle d’expertise» sur l’encadrement de la consommation du cannabis et s’inquiète de «l’effet de la banalisation» de la marijuana «qui constitue un risque élevé pour la population étudiante».

«Le risque de voir augmenter la proportion de la population étudiante ayant des problèmes de santé mentale est réel», peut-on lire.