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Légalisation prévue en 2018: la ministre ne ferme pas la porte au pot sur les campus

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David
PHOTO D'ARCHIVES, SIMON CLARK La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David

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La ministre Hélène David refuse d’interdire d’emblée la consommation de marijuana sur les campus des cégeps et universités de la province.

Elle souhaite attendre la fin de la Consultation régionale sur l’encadrement du cannabis, qui s’arrête à Québec jeudi, avant de se prononcer. « C’est exactement ce pour quoi [la ministre Lucie Charlebois] fait des consultations partout », affirme la ministre de l’Enseignement supérieur.

La tournée provinciale vise à déterminer « qu’est-ce qui est concevable, qu’est-ce qui est inconcevable », poursuit-elle.

Hélène David refuse également de dévoiler sa position personnelle sur le sujet. « Ce sont des choses qu’une ministre peut penser, mais qu’une loi va encadrer », dit-elle.

Un an avant la légalisation

Pourtant, les cégeps et universités du Québec attendent impatiemment des balises du gouvernement Couillard.

C’est le cas à l’Université McGill, qui travaille actuellement à « déterminer quels pourraient être les impacts de la légalisation du cannabis sur ses campus et les services qui devront être offerts à [sa] population étudiante ».

« Puisque la légalisation est prévue pour juillet 2018, le gouvernement doit faire connaître rapidement ses intentions afin de permettre aux universités québécoises de se préparer », écrit son responsable des relations avec les médias, Justin Dupuis.

Outre l’inhalation de la substance, les établissements veulent notamment des réponses sur la possession et sa consommation sous plusieurs formes. « J’ai hâte d’avoir des réponses à ces questions-là ! lance le directeur du cégep Limoilou, Louis Grou. Présentement, on a beaucoup plus de questions que de réponses. »

– Avec Daphnée Dion-Viens