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Une fromagerie devenue halte routière

La Fromagerie des Basques, à Trois-Pistoles, va investir 1 M$ dans son agrandissement

Vianney D’amours, directeur des opérations et des finances, ainsi que Lise et Yves Pettigrew, coactionnaires de la Fromagerie des Basques.
Photo Stéphanie Gendron Vianney D’amours, directeur des opérations et des finances, ainsi que Lise et Yves Pettigrew, coactionnaires de la Fromagerie des Basques.

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Le succès derrière La Fromagerie des Basques, à Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent, ne se dément pas. Devenu un arrêt privilégié des touristes en visite dans l’Est-du-Québec et la Gaspésie, l’achalandage y est constant et les propriétaires font des affaires en or.

Un fromage « qui fait kwick-kwick » fait partie de la légende et le réseau de distribution de la fromagerie est composé de plus de 750 clients.

L’entreprise familiale, fondée en 1994, a rapidement bénéficié du bouche-à-oreille en raison de la qualité et de la fraîcheur de ses produits. En quelques mois, on retrouvait les produits de la Fromagerie des Basques à des centaines d’endroits du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

« On nous en demande souvent pour Montréal et Québec, mais pour les produits frais, c’est impossible compte tenu des distances », raconte Yves Pettigrew, coactionnaire de la fromagerie.

« On remarque plutôt que les gens d’ici prennent des commandes pour leur famille ou les gens de passage font leurs provisions », ajoute-t-il.

Croissance constante

Au tournant de l’année 2000, un bar laitier et une boulangerie se sont ajoutés aux fromages et aux plats préparés. Puis, le fromage en grains « qui fait kwick-kwick » a fait parler de lui à la grandeur la province.

Pendant ce temps, la Fromagerie des Basques s’est équipée de sa propre petite usine de biométhanisation. Elle transforme ses résidus en gaz qui permet de chauffer l’usine et les bureaux, ce qui permet une économie d’environ 100 000 $ par année en mazout.

Après des années de demandes de la part des clients, l’entreprise a investi 3 millions $ en 2016 pour ouvrir un restaurant juste en face de la fromagerie.

« Les gens voulaient de la poutine avec nos fromages. Finalement, on a décidé d’offrir un menu bien complet, servi dans un restaurant avec une superbe vue sur le fleuve », dit Vianney D’amours, le directeur des opérations et des finances.

Le succès des deux établissements, situés l’un en face de l’autre sur la route 132, a même causé des maux de tête au ministère des Transports, en créant de la congestion automobile.

La vitesse a dû être limitée à 50 km/h, un passage piétonnier a été ajouté et des brigadiers font la circulation en période estivale, pour le moment.

En 2018, des feux de circulation seront installés, payés en partie par la compagnie.

Investissements à venir

Malgré les succès des dernières années, l’entreprise n’entend pas s’asseoir sur ses lauriers.

Dès cet automne, des investissements de 1 million $ seront faits pour agrandir l’intérieur de la fromagerie, permettant d’ajouter des tables et des chaises, ainsi que des toilettes accessibles de l’intérieur. Le tout sera prêt pour le printemps prochain.

Pendant ce temps, la fromagerie continue de développer de nouveaux fromages qui s’ajoutent aux 35 existants.

La compagnie

  • Domaine d’affaires : Fabrication et transformation de produits alimentaires et restauration
  • Actionnaires : Yves et Lise Pettigrew
  • Nombre d’employés : 115

UNE DE NOS MEILLEURES DÉCISIONS

Fabriquer des fromages 100 % pur lait avec aucune substance laitière et rester fidèle aux recettes artisanales.

UNE DE NOS PIRES DÉCISIONS

Vouloir installer un second kiosque de vente au nouveau restaurant situé juste en face. Cette décision a occasionné des coûts de personnel et de logistique supplémentaires, en plus d’offrir un service incomplet aux clients.

CONSEIL AUX JEUNES ENTREPRENEURS

Oser. Arrêter de dire qu’il ne se passe rien en région et croire en son produit et en son succès potentiel.