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L’avenir des microchaînes

Idées pour entreprendre

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La restauration rapide est un secteur traditionnellement fragmenté, où artisans et entrepreneurs indépendants proposent un large éventail de produits à une clientèle à l’affût d’un repas simple, rapide et abordable.

En innovant tant au niveau des produits et de la commercialisation que de la logistique, certains entrepreneurs ont réussi à créer de grands empires industriels comme Starbucks pour le café, Subway pour les sandwichs ou St-Hubert pour la volaille.

Avec la mondialisation, la gastronomie asiatique est de plus en plus prisée par les consommateurs. Que ce soit à Paris, à New York ou à Montréal, les Milléniaux montrent un fort engouement pour les ramens, ces mets japonais constitués de pâtes dans un bouillon à base de poisson ou de viande.

Ce plat abordable est offert par une myriade de petits opérateurs indépendants et la qualité des plats proposés varie beaucoup d’un établissement à l’autre.

Le Torontois James Hyunsoo Kim a décidé de profiter de cette tendance pour lancer Kinto Ramen. Cette microchaîne de ramens exploite maintenant sept restaurants au Canada, dont un à Montréal (rue Bishop).

Je crois que cette entreprise est inspirante pour cinq raisons :

  1. Elle s’attaque à un segment de marché en croissance.
  2. Elle structure une catégorie très fragmentée dans laquelle les consommateurs ont de la difficulté à naviguer.
  3. Les restaurants Kinton Ramen sont très simples et nécessitent peu d’investissement.
  4. Sans connaître tous les détails opérationnels de cette chaîne, elle propose des produits à forte marge bénéficiaire et ne s’appuie pas sur une main-d’œuvre sur­spécialisée.
  5. Ce concept pourrait se déployer rapidement, tant localement que globalement, avec des restaurants corporatifs ou des franchises.

Quand verrons-nous poindre une chaîne nord-américaine d’authentiques bagels montréalais ou de poutine ?

Bertrand Cesvet est le PDG de Sid Lee