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Lancement d’un projet pilote d’«économie circulaire» à Québec

Economie circulaire
Photo Simon Clark Le maire Régis Labeaume, Mario Girard, directeur général du Port de Québec, Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l'environnement région de la Capitale-Nationale, Audrey Roberge, du CRE et le conseiller municipal Steeve Verret.

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La Ville de Québec, le Port de Québec, des industriels et des environnementalistes ont annoncé en chœur, mercredi, le lancement d’un projet pilote d’«économie circulaire» dans l’espoir de valoriser davantage les déchets et de réduire le gaspillage.

Résumé de façon un peu simpliste, le concept d’économie circulaire consiste à faire des déchets des uns la matière première des autres, sans intermédiaire. On détourne ainsi des tonnes de résidus des sites d’enfouissement et même des centres de tri pour les valoriser puisque les entreprises transigent directement entre elles.

Ce concept d’économie en boucle comporte plusieurs avantages selon la conseillère en économie circulaire du Conseil régional de l’environnement (CRE), qui animait la présentation en fin de journée à l’Anse Brown, en présence du maire Régis Labeaume.

Audrey Roberge a notamment évoqué la «réduction importante des gaz à effet de serre» grâce à la diminution du nombre de kilomètres parcourus pour transporter les déchets et la création d’emplois puisque le projet pilote vise à développer de nouvelles filières. «On embarque dans la vague ce soir avec cette annonce officielle. On va essayer de faire lever ça avec les parcs industriels», a-t-elle exprimé.

Plus de 250 entreprises situées dans le parc industriel de Beauport et dans les zones industrielles de la Canardière et du Port de Québec seront sollicitées dans les deux prochaines années pour identifier de nouveaux débouchés. Objectif: dix maillages d’entreprises d’ici deux ans.

Une «petite révolution» selon Labeaume

«Je pense que c’est une petite révolution. On ouvre la synergie entre les entreprises. J’y crois même si c’est un immense défi», a déclaré le maire de Québec lors de la conférence de presse, affirmant sa volonté d’être «exemplaire» en la matière. La Ville de Québec versera 25 000 $ pour la réalisation de ce projet pilote.

Familier avec le concept d’économie circulaire, le PDG du Port Mario Girard n’a pas hésité un seul instant à embarquer dans ce projet qu’il juge «très inspirant», sous le leadership du CRE. «Au cours des prochains mois, on va travailler pour identifier des maillages intéressants», a-t-il indiqué.

En mêlée de presse, M. Girard a évoqué, par exemple, les résidus de céréales d’une entreprise qui pourraient être utilisés dans une pisciculture. «Ça existe certainement déjà que des résidus d’une entreprise servent d’intrant ailleurs», a-t-il convenu. «Tous les acteurs doivent se poser la question : Comment je peux, par mes résidus, entrer dans ce concept-là d’économie circulaire. En fin de compte, c’est une prise de conscience sociale cette affaire-là.»