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Des voyageurs bouleversés de laisser les locaux dans l’ouragan Irma

Un couple de Drummondville se dit soulagé d’avoir pu évacuer Saint-Martin, mais démoli en pensant à ceux qui les ont aidés à quitter

Un couple de Drummondville se dit soulagé d’avoir pu évacuer Saint-Martin, mais démoli en pensant à ceux qui les ont aidés à quitter.
Photo Courtoisie Un couple de Drummondville se dit soulagé d’avoir pu évacuer Saint-Martin, mais démoli en pensant à ceux qui les ont aidés à quitter.

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Arrivé depuis quelques jours à leur hôtel qui se trouvait dans le sillon de l’ouragan Irma, un couple de Drummondville a pu évacuer l’endroit juste à temps, bouleversé de laisser derrière eux les employés qui se sont démenés pour leur permettre de quitter.

Marie-Michelle Faucher et son conjoint Michael Pelletier se trouvaient à l’hôtel Riu Palace de Saint-Martin dans les jours précédents l’arrivée d’Irma, loin de se douter de ce qui se tramait. «On n'avait aucune idée de l'intensité ni le chemin qu'elle allait prendre. La nature est vraiment imprévisible», raconte Mme Faucher qui était arrivée le 31 août sur le site.

Panique

La panique s’est rapidement emparée des voyageurs lorsque la tempête a mis le cap sur Saint-Martin. Mme Faucher remercie aujourd’hui les employés de l’hôtel et de la compagnie Sunwing qui ont rapidement géré la situation. Elle se dit toujours bouleversée d’avoir quitté en laissant ces gens derrière.

«Pour ma part c’est un véritable traumatisme. C’est un soulagement d'enfin savoir le pire derrière nous, mais une peine incroyable de voir les dégâts. J’ai peur de savoir ce qui c'est passé avec les gens que nous avons côtoyés pendant ces 4 jours, qui nous rassuraient, qui se montraient forts et confiants malgré tout», s’émeut la dame.

Encore sous le choc, Marie-Michelle Faucher est catégorique : Plus question de voyager pour l’instant. «Pour l’instant c’est impensable de repartir. La pression vient de tomber et nous constatons à quel point nous sommes chanceux malgré tout d'avoir eu la chance de revenir à temps. [...]Ce soir, c'est le coeur rempli de gratitude que je me couche entourée de mes 5 merveilleux enfants», souligne-t-elle.

Sunwing

Alors que plusieurs voyageurs critiquent le transporteur Sunwing pour son inaction et les délais d’évacuation, notamment à Cuba, les Faucher-Pelletier saluent quant à eux l’efficacité de l’entreprise. Selon eux, c’est en raison de l’acharnement des employés qu’ils ont pu quitté Saint-Martin quelques heures seulement avant le passage d’Irma.

«Aucun mot n'est assez grand pour exprimer toute la reconnaissance que nous ressentons pour ceux qui ont travaillé d'arrache-pied à nous sortir de cet enfer. Ce ne sont pas toutes les compagnies qui seraient venues nous chercher», croit Marie-Michelle Faucher qui se remet tranquillement des émotions fortes qu’elle a vécues. «C’était des vacances tellement mérité. Ça va prendre du temps à s’en remettre», soupire la maman de cinq enfants.