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Du «Viagra féminin» pourrait être produit à L’Ancienne-Lorette

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger
Photo d'archives, Simon Clark Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger

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La construction d’un complexe pharmaceutique industriel évalué entre 50 M$ et 80 M$, où l’on produirait du «Viagra féminin», pourrait débuter en 2018 à L’Ancienne-Lorette.

C’est l’entreprise de Québec Endoceutics, fondée par le Dr Fernand Labrie, qui a les yeux sur un immense terrain, à l’arrière de l’avenue Jules-Verne et du Canadian Tire. Radio-Canada révélait jeudi matin que des excavatrices sont déjà à l’œuvre pour préparer l’arrivée de la pharmaceutique québécoise qui croît à une vitesse fulgurante.

Lors d’une mêlée de presse, en marge du dévoilement des candidats de son équipe pour la prochaine campagne électorale, le maire Loranger peinait à cacher son enthousiasme. Devant l’insistance des journalistes, il a fini par échapper quelques informations.

«C’est big», a-t-il lâché. «Il y a une phase qui va commencer bientôt et les autres phases vont suivre. La Ville est en train de niveler le terrain. On va s’en reparler en temps et lieux (...) Le promoteur veut présenter son projet lui-même. Il a le droit. On m’a demandé de respecter ça, je vais respecter ça. J’ai hâte de l’annoncer en maudit. Ça fait un an et demi qu’on travaille ensemble et j’ai pris des engagements.»

«On est en discussions»

Joint par Le Journal, le Dr Fernand Labrie n’a pas caché son intérêt pour ce terrain mais juge prématuré de confirmer la transaction. Une annonce officielle pourrait avoir lieu sous peu, a-t-il néanmoins admis, bien que rien ne soit encore signé. «Ce n’est pas terminé, on est en discussions. On espère que oui, mais c’est encore dans le futur», a-t-il laissé tomber au bout du fil.

Plusieurs bâtiments de deux à trois étages pourraient être construits dans les prochaines années, a-t-il ajouté. Le complexe, à terme, pourrait avoir une superficie totale de près de 46 000 mètres carrés.

Le Dr Labrie compte s’ajuster aux ventes de son produit phare – l’Intrarosa – aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Surnommé le «Viagra féminin», ce produit développé dans la Vieille Capitale permet de traiter l’atrophie vaginale et les douleurs durant la relation sexuelle. Le premier bâtiment, d’un seul étage, serait toutefois consacré à la fabrication d’applicateurs.

Pas encore distribué au Canada

Endoceutics a déjà obtenu l’approbation de la FDA (Food and Drug Administration) américaine pour distribuer son produit aux Etats-Unis depuis juin dernier. Elle possède également des usines de fabrication à Mont-Saint-Hilaire, aux Etats-Unis et au Mexique. À terme, une centaine d’emplois pourraient être créés dans la région de Québec. L’entreprise est toujours en attente de l’approbation de Santé Canada pour commercialiser l’Intrarosa ici.

Le projet, qui implique des modifications au zonage, sera soumis à une consultation publique le 13 septembre prochain à l’hôtel de ville de L’Ancienne-Lorette. Dans un projet de résolution adoptée par la municipalité à la fin du mois d’août, on peut lire que ce complexe comprendra «un laboratoire de recherche, des espaces de bureaux ainsi que des espaces de production et d’entreposages pharmaceutiques». Le maire Loranger anticipe des revenus de taxes «intéressants» mais n’a avancé aucun chiffre.