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Parti québécois: la loi 101 pour les adultes et la formation professionnelle

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, est à la recherche d’un «point d’équilibre» avec ses militants depuis qu’il a proposé de retirer du programme de son parti l’application de la loi 101 aux cégeps anglophones.
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, est à la recherche d’un «point d’équilibre» avec ses militants depuis qu’il a proposé de retirer du programme de son parti l’application de la loi 101 aux cégeps anglophones.

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L’exécutif national du Parti québécois est arrivé à un compromis avec l’aile plus radicale de la formation sur l’accès des francophones et allophones aux cégeps de langue anglaise.

Selon TVA Nouvelles, un amendement au chapitre 4 prévoit que la loi 101 s’applique à la formation professionnelle ainsi qu’à l’enseignement aux adultes, mais pas aux cégeps. 

La proposition sera débattue en atelier dès vendredi après-midi au congrès du PQ, qui se déroule tout le week-end au Palais des congrès de Montréal.

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, est à la recherche d’un «point d’équilibre» avec ses militants depuis qu’il a proposé de retirer du programme de son parti l’interdiction, pour les francophones et les allophones, de fréquenter les cégeps de langue anglaise.

Autres mesures

L’amendement prévoit également que les immigrants arrivés récemment au Québec qui n’ont pas fait leur scolarité primaire ou secondaire en français doivent obligatoirement fréquenter un cégep francophone.

Les communications au sein de l’administration des cégeps anglophones devront également être faites en français.

Finalement, la proposition d’amendement prévoit, tel que rapporté plus tôt cette semaine, que le financement des cégeps anglophones diminue graduellement afin de correspondre au poids démographique de la minorité anglophone historique.

Voie de passage

Le chef péquiste se défend toutefois de limiter l’accès aux cégeps anglophones en réduisant leur financement, puisqu’il entend du même coup bonifier l’offre de cours d’anglais dans les cégeps de langue française.

«On veut respecter le libre choix, mais dire aux étudiants: ‘‘Votre libre choix de bien connaître l’anglais, on le respecte, mais pour la première fois, on vous dit que ça va marcher dans un cégep francophone’’», soutient Jean-François Lisée.

Par contre, son interprétation de la réduction du financement semble moins radicale que celle de certains militants. «La proposition qui va être débattue aujourd’hui [...] dit que, graduellement, les cégeps anglophones vont avoir moins d’étudiants. Pourquoi? Parce qu’on va enfin offrir dans les cégeps un vrai parcours pour apprendre l’anglais correctement, a plaidé Jean-François Lisée à l’entrée du caucus de son parti, qui précède l’ouverture du congrès. C’est ça, la méthode. Ce n’est pas d’essayer de fermer des robinets ou quoi que ce soit.»

Cloutier se ralliera

Ayant lui-même étudié en anglais à Ottawa et à Londres, Alexandre Cloutier a refusé de se prononcer sur l’idée de restreindre l’accès aux cégeps anglophones.

Toutefois, il promet de se «rallier» à la décision des délégués qui devront adopter les propositions en plénière dimanche. «J’ai toujours respecté le choix des membres du Parti québécois, je vais continuer de le faire», a commenté le porte-parole péquiste en matière d’éducation.

– Avec la collaboration d'Alain Laforest