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Guylaine Tanguay: «je réalise un rêve de petite fille»

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Photo Agence QMI, Joel Lemay

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Guylaine Tanguay laisse son chapeau et ses bottes de cowboy au vestiaire du Casino de Montréal. La chanteuse donne aujourd’hui dans la pop avec Ce n’était qu’un rêve, une série de concerts «zéro country» consacrée au ­répertoire de Céline Dion.

Oui, elle troque le country pour la pop depuis hier. Toutefois, les fans de Guylaine Tanguay peuvent bel et bien se rassurer ; la chanteuse n’a pas ­l’intention de tourner le dos au country et de changer son fusil d’épaule. Le spectacle Ce n’était qu’un rêve porte un titre on ne peut plus à propos puisqu’il s’agit là d’un simple rêve qu’elle réalise aujourd’hui. Rien de plus. Mais rien de moins, non plus.

«J’ai grandi en écoutant et en chantant les chansons de Céline Dion et, secrètement, j’ai toujours voulu les chanter sur scène. Alors, c’est ma manière de me faire plaisir ; je réalise un rêve de petite fille. Pour certains, c’est sauter en parachute ou piloter un avion, tandis que pour moi, c’est de chanter du Céline Dion sur scène. Mais ce n’est réellement qu’une ­parenthèse», assure Guylaine ­Tanguay en entretien au Journal.

Les chansons de la diva de Charlemagne que Guylaine Tanguay propose seront bien mises à sa main, certes, mais leur remaniement n’aura aucune ­saveur country. Bien entendu, certains fans pourraient s’en retrouver confus ; la chanteuse le réalise très bien. Mais elle estime – et espère – qu’ils sauront la suivre dans son « trip ».

«Je crois que si tout est clair et qu’ils comprennent que je n’ai pas du tout l’intention de changer d’avenue dans ma ­carrière, ils vont accepter ma ­proposition et embarquer avec moi», avance-t-elle.

Dès les premières notes

«Fan finie», et pleinement assumée, Guylaine Tanguay a toutefois tenu à s’éloigner de ses titres préférés, plus obscurs, construisant le ­programme de son spectacle à grands coups de ­mégahits de Céline Dion. De River Deep, Mountain High à My Heart Will Go On, en passant par ­Incognito, Pour que tu m’aimes encore et autres, il est ­pratiquement impossible que les spectateurs ne reconnaissent pas tous les airs proposés.

«Je voulais que ce soit toutes des chansons pour lesquelles les gens ont des références précises. Dès leurs premières notes, on se revoit à un moment ou un endroit précis de notre vie. Je voulais permettre aux gens de revivre ces souvenirs», explique la chanteuse.

Une idole de longue date

Des souvenirs liés à Céline Dion, elle a en plein. Elle était toute jeune lorsque les chansons de Céline sont entrées dans sa vie. De quelques années sa cadette, Guylaine Tanguay s’est vite identifiée à l’idole. Et c’est en voyant sa carrière croître au-delà des confins de la ville de Charlemagne que Guylaine Tanguay s’est à son tour permis de croire en ses propres rêves.

«Je rêvais d’être une chanteuse. Et de voir Céline réussir, ça m’a fait réaliser qu’on pouvait accomplir ce qu’on voulait si on y travaillait fort», explique-t-elle.

«Céline Dion m’a fait beaucoup de bien dans ma vie. Elle a presque été ma formation vocale», ajoute Guylaine Tanguay.

Ça, elle s’en ­souvient bien. N’ayant suivi aucun cours de chant, Guylaine Tanguay n’était qu’une gamine lorsqu’elle «chantait dans sa brosse à cheveux», essayant de pousser la note comme le faisait Céline Dion sur les 33 tours qu’elle usait à la corde. D’abord ­incapable, elle a tenu bon, ­travaillant sa voix jusqu’à ce qu’elle en soit capable.

Trouver son confort

Alors que le country a pris de plus en plus d’importance dans sa vie et dans sa carrière, Guylaine Tanguay s’est éloignée de cette technique vocale. Elle a dû travailler durant la ­dernière année à dénuer sa voix de toute nuance country, momentanément bien sûr, le temps de ses spectacles. N’empêche, certains titres, tels que All By Myself, représentent chaque fois un défi de taille.

«On ne se le cachera pas : le ­répertoire de Céline, c’est vraiment quelque chose. Mais j’ai décidé d’en faire mes propres interprétations. Jamais je n’oserais essayer de ­l’imiter. J’ai donc dû trouver une ­intensité différente dans laquelle je suis ­confortable. Et je pense que j’y suis arrivée», conclut Guylaine Tanguay.


Le spectacle Ce n’était qu’un rêve est présenté jusqu’au 15 octobre.