/travel/destinations
Navigation

Plonger dans les profondeurs de Vancouver

Coup d'oeil sur cet article

Entourés d’immenses ­montagnes, les bassins ­turquoise de l’Ouest ­canadien ont toujours fait rêver. Et si l’on allait voir ce qui se cache sous ces eaux ­scintillantes, en y plongeant ?

Souvent associée aux eaux tropicales des destinations du sud, la plongée sous-marine jouit d’une impressionnante popularité dans la région de Vancouver, où l’on dénombre une douzaine de sites.

« C’est pour tous les niveaux : des sites très avancés avec beaucoup de courant, des sites pour débutants et des sites qui accommodent les deux », explique Philippe Beaudry, un jeune homme de Gatineau qui a déménagé en ­Colombie-Britannique il y a un an, « pour les montagnes et l’océan ». Il est aujourd’hui instructeur de plongée pour Ocean Quest, à Burnaby.

Organismes uniques

Le monde sous-marin canadien n’a pas grand-chose à envier aux ­destinations soleil, assure le passionné. En plus des étoiles de mer, pieuvres géantes, des crabes et poissons de tous genres et des anémones de mer, Vancouver contient des « organismes uniques », affirme-t-il.

Il cite en exemple des récifs d’éponges siliceuses, que seule la région possède. « On pensait qu’elles avaient disparu depuis des millions d’années, mais on les a ­redécouvertes il y a quelques années. Ce sont des éponges qui filtrent la bactérie dans l’eau, à 70 pieds de profondeur à peu près. On ne retrouve ça nulle part ­ailleurs. Ça grandit comme les coraux, une par dessus l’autre », explique-t-il.

Eau froide

Évidemment, l’eau est froide. Très froide. Ce faisant, la plupart des ­plongées s’effectuent en dry suit, ce qui permet de sauter à l’eau au chaud, sans même se mouiller.

« Ça permet plusieurs types de plongées, qui ne seraient pas possibles sans les dry suit. Avec ça, on peut plonger toute l’année », explique Philippe Beaudry, qui a effectué des dizaines et des dizaines de sorties sous l’eau, l’hiver dernier.

Habillé chaudement, le plongeur revêt une coquille étanche, moulée aux pieds et scellée aux poignets ainsi qu’au cou. Bien ajustée, la combinaison est totalement étanche et protège ainsi le corps de l’eau. La tête et les mains sont quant à elles tenues au chaud grâce à des gants et un passe-montagne ­isothermiques.

Formation

Plus technique que la plongée ­tropicale, la plongée en dry suit requiert plus d’équipement et, par conséquent, plus de formation. Pour les plongeurs qui ont déjà leur certification de plongée sous-marine, l’apprentissage se fait sur une journée entière qui comprend un cours théorique, l’équipement complet et deux plongées, pour quelque 250 $.

L’auteure de ses lignes s’est prêtée au jeu, en juillet dernier, en suivant le cours « Fusion Dry Suit » offert par Ocean Quest. Après une demi-journée de ­formation en classe – qui vise grosso modo à comprendre la gestion du dry suit sous l’eau, notamment l’ajout et le retrait d’air à l’intérieur de la combinaison – on nous a emmenés plonger à Porteau Cove, à 45 minutes de route de Vancouver, en direction de Whistler.

Le site est idéal pour les ­débutants. La vue est magnifique, la baie turquoise entourée d’immenses montagnes. Puis on enfile notre équipement, qui ­surprend par sa lourdeur. Le soleil plombe et la chaleur ne s’apaise qu’au moment d’entrer dans l’eau, directement à pied depuis la rive. Puis c’est la descente dans les eaux vertes.

Une expérience agréable

Le choc est grand. Cette ­première ­plongée en eau froide tranche ­littéralement avec les sorties paradisiaques dans les baies thaïlandaises. La gestion du dry suit demande du temps et de la patience. La visibilité est limitée. Mais l’expérience – qui se conclut après deux plongées d’une quarantaine de minutes chacune – ­demeure fort agréable.

Au menu, comme promis : étoiles de mer, méduses, crabes et anémones de mer. Et cette sensation incroyable de respirer sous l’eau. Et l’envie de recommencer, bientôt.

La plongée à Vancouver

Vancouver compte une douzaine de sites de plongées dans ses environs.

  • L’Ouest canadien regroupe aussi plusieurs autres sites, dont certains dans la région de Nanaimo, sur l’île de Vancouver, ainsi que dans le parc national de Banff, en Alberta.
  • Selon les sites, il est possible d’observer­­­ des ­méduses, des lions de mer et des ­récifs d’éponges siliceuses. Parfois, il est aussi possible de plonger la nuit ou de découvrir diverses épaves, par exemple.
  • Pour information : www.diveoceanquest.com