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Le SRB, meilleur système pour Québec, selon un expert

Christine Terin, de York, en Ontario, Stéphane Rossano, de Metz, en France, et Jarrett Walker, de Portland, ont discuté mobilité au sommet organisé par le RTC.
Photo Didier Debusschère Christine Terin, de York, en Ontario, Stéphane Rossano, de Metz, en France, et Jarrett Walker, de Portland, ont discuté mobilité au sommet organisé par le RTC.

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La meilleure solution en mobilité pour Québec est un service rapide par bus circulant dans un corridor ouvert aussi aux autobus réguliers qui desservent les banlieues, affirme une sommité du transport.

C’est la conclusion présentée lundi par Jarrett Walker, président et principal consultant de Jarrett Walker and associates, à Portland, aux États-Unis, lors du Sommet international en mobilité urbaine organisé par le Réseau de transport de la capitale (RTC).

Présenté comme « la rockstar du transport urbain dans le monde », M. Walker a eu l’occasion de se pencher sur le cas de Québec et de parcourir la ville. Il affirme que la meilleure solution pour Québec est un service rapide par bus (SRB) avec des bus rapides biarticulés. Un système que Québec a pourtant écarté au printemps dernier à la suite de la sortie de Lévis du projet.

Jarrett Walker, président et principal consultant de Jarrett Walker and associates, à Portland, aux États-Unis.
Photo Didier Debusschère
Jarrett Walker, président et principal consultant de Jarrett Walker and associates, à Portland, aux États-Unis.

Plus flexible que le tramway

Pour M. Walker, l’efficacité et la rapidité peuvent être aussi bien obtenues avec le SRB qu’avec, par exemple, un tramway, mais avec davantage de flexibilité.

« Quand je regarde Québec, je vois une ville très dense. C’est suffisant pour supporter un système de transport en commun robuste qui sera efficace pour une vaste majorité de la population. »

Mais contrairement à ce qui était planifié pour Québec, il croit que le corridor doit rester ouvert aux autobus réguliers du RTC.

« Je suis un grand partisan du modèle développé à Ottawa, où il y a un corridor que tous les autobus peuvent utiliser, permettant à certains d’entre eux de continuer leur route à la fin du corridor principal. Cela donne l’occasion à plusieurs personnes de bénéficier du service. »

Alors que les bus du SRB pourraient s’arrêter à D’Estimauville, illustre-t-il, des bus réguliers pourraient poursuivre leur route jusqu’aux quartiers plus éloignés de Beauport.

Le maire Régis Labeaume n’a pas voulu se prononcer sur la solution de M. Walker, qui a d’ailleurs déjà conseillé le RTC au cours des derniers mois. « On va se demander quel est le meilleur modèle quand tout le monde aura fait son travail. Vous n’aurez pas de réponse aujourd’hui. »

Mobilité intégrée

Le maire et le président du RTC, Rémy Normand, indiquent qu’au-delà du réseau structurant, la Ville veut implanter la « révolution » de la mobilité intégrée à Québec. On veut déplacer les gens avec l’autobus, mais aussi avec d’autres services comme l’autopartage, le taxi, Uber, le transport sur demande, etc. Ce qui permettrait de desservir les banlieues autrement qu’avec des autobus qui restent vides à certains moments de la journée.