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«Québec s’est approprié son festival de cinéma»

Après sept ans, le Festival de cinéma de la ville de Québec est devenu un événement unique en son genre

Les jeunes acteurs du film Les rois mongols, réalisé par Luc Picard, fouleront le tapis rouge déroulé devant le Palais Montcalm lors de la soirée d’ouverture du Festival de cinéma de la Ville de Québec, mercredi soir.
Photo courtoisie Philippe Bossé Les jeunes acteurs du film Les rois mongols, réalisé par Luc Picard, fouleront le tapis rouge déroulé devant le Palais Montcalm lors de la soirée d’ouverture du Festival de cinéma de la Ville de Québec, mercredi soir.

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À 24 heures de son coup d’envoi, les billets pour assister aux projections des films du Festival de cinéma de la ville de Québec s’envolent plus rapidement que l’an dernier. Un signe que les gens de Québec se sont approprié ce festival qui amorce sa septième édition, observe le directeur général Ian Gailer.

« Pieds nus dans l’aube, c’est plein, on va peut-être libérer des billets. Les rois mongols (le film d’ouverture réalisé par Luc Picard), ça va être plein aussi. Les gens répondent bien pour le film de Samuel Matteau (Ailleurs, un film tourné à Québec). On est en avance pour les ciné-concerts. Tout est placé, on attend juste que les gens arrivent », se réjouit M. Gailer.

Ailleurs
Photo courtoisie
Ailleurs

La recette du FCVQ ? Elle tient probablement dans une programmation capable de faire cohabiter certains des films québécois les plus attendus de la rentrée avec des succès populaires d’une autre époque présentés en plein air, comme Spaceballs ou Dirty Dancing, et des œuvres plus pointues destinées aux cinéphiles avertis.

En outre, le FCVQ a dit non à l’éparpillement. Presque toutes les salles sont situées dans les environs de place D’Youville. Les autres sont facilement accessibles à pied.

Tout cela distingue nettement le FCVQ des autres festivals de cinéma québécois, estime Ian Gailer.

« Trouve un festival qui a une place publique aussi animée ! Y’en a pas. Trouve un festival qui est au cœur d’une ville comme on l’est ! Je n’en connais pas. Trouve un festival qui assume que le cinéma peut être aussi le fun qu’instructif et émouvant ! Je n’en connais pas. Je suis fier de ce qu’on a fait. »

Les vedettes

Maintenant qu’il est bien implanté, le FCVQ devient plus attrayant pour les vedettes du septième art. Après avoir reçu l’actrice Emily Van Camp l’année dernière, le Festival accueillera au cours des prochains jours l’acteur George Lazenby, qui a incarné le célèbre James Bond au grand écran dans Au service secret de Sa Majesté, de même que le cinéaste français Cédric Klapisch, à qui on doit notamment L’auberge espagnole et ses suites Les poupées russes et Casse-tête chinois.

Antonio Sanchez
Photo courtoisie
Antonio Sanchez

« Il ne faut pas oublier Antonio Sanchez, qui est là pour le ciné-concert Birdman Live. C’est un des meilleurs batteurs du monde. Québec est devenue une destination », fait remarquer Ian Gailer.

Faire beaucoup avec peu

À ceux qui se demandent si les plus grandes stars d’Hollywood mettront un jour les pieds sur le tapis rouge du Palais Montcalm, M. Gailer rappelle que le FCVQ n’a pas encore la structure ni les moyens des grands événements cinématographiques mondiaux.

« Nous sommes 14 personnes qui travaillent au FCVQ. Un festival qui a la même envergure que nous emploie de quatre à cinq fois plus de monde. »

« Pour être opportuniste, explique-t-il, il faudra être un peu plus. Et qu’est-ce qui va faire qu’on va pouvoir l’être plus ? Ce sont les films. Pour nous, c’est la base. »

La septième édition du Festival de cinéma de la ville de Québec se tient du 13 au 23 septembre.

À savoir

  • Le réalisateur Luc Picard et les acteurs du film d’ouverture Les rois mongols défileront sur le tapis rouge du Palais Montcalm, mercredi soir, pour lancer le FCVQ.
  • La programmation renferme un seul film présenté en compétition au dernier Festival de Cannes : 120 battements par minute, du Français Robin Campillo.
  • Tom of Finland, en lice pour le grand prix de la compétition, représentera également la Finlande dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.
  • Récit de l’enfance de Félix Leclerc tourné par son fils Francis, Pieds nus dans l’aube aura droit à une soirée gala, mercredi prochain, juste avant le dévoilement des lauréats du FCVQ.

Les choix du directeur Ian Gailer

Ian Gailer
Photo Stevens LeBlanc
Ian Gailer

 

Meilleur coup :

« Le ciné-concert Birdman Live avec Antonio Sanchez. Ce n’est pas évident de faire venir un tel spectacle. C’est très cool aussi d’avoir Félix Leclerc chez lui avec le film de son fils (Pieds nus dans l’aube). Et c’est le fun que George Lazenby (James Bond) soit là. »

George Lazenby a joué le rôle de Bond pour le film Au service secret de Sa Majesté en 1969.
Photos courtoisie
George Lazenby a joué le rôle de Bond pour le film Au service secret de Sa Majesté en 1969.

Carte cachée :

« Je dirais Ailleurs, le premier long-métrage de Samuel Matteau. Même si on en a déjà parlé, ça reste une carte cachée et c’est un film d’auteur de Québec. C’est le fun qu’on puisse le présenter au Palais Montcalm et que la moitié de la salle soit déjà remplie. »

Pieds nus dans l’aube
Photo courtoisie
Pieds nus dans l’aube

Le film qui aura la meilleure carrière en salles :

« Les rois mongols ou Pieds nus dans l’aube. Ils vont vraiment bien faire, je pense. Tous deux ont une portée publique. »