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Escapade animée pour Guy Delisle

Le bédéiste de Québec réalise La dent, un premier court métrage d’animation présenté au FCVQ

Guy Delisle
Photo courtoisie, Sandra Mehl Même s’il vient de signer un court métrage, Guy Delisle n’a pas l’intention d’abandonner la bande dessinée pour se lancer dans le cinéma d’animation.

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Entre deux coups de crayon, le réputé bédéiste de Québec Guy Delisle fait une courte incursion dans le cinéma d’animation. Très courte même. Trois minutes, top chrono.

Delisle a été choisi avec trois autres auteurs de bande dessinée québécois et français pour animer une de ses petites histoires dans le cadre du programme Chroniques du 9e art, coproduit entre autres par l’Office national du film et qui sera présenté au Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ).

Delisle a puisé dans sa série Le guide du mauvais père et en a tiré La dent, un court métrage de trois minutes qui met en scène un garçon qui attend à son grand dam pendant quelques jours la visite de la fée des dents.

« Il semble que je ne suis pas le seul papa qui oubliait la fée des dents. C’est la première histoire que j’ai mise sur mon blogue et j’ai une flopée de parents qui m’ont écrit pour me dire qu’eux aussi avaient oublié. Du coup, je me sentais moins seul », raconte Guy Delisle, qui s’est entretenu au téléphone avec Le Journal.

Retour à l’animation

Pour l’artiste de Québec, La dent marque une sorte de retour à l’animation puisqu’il avait d’abord œuvré dans des studios un peu partout à travers le monde avant de se tourner, avec succès, vers la bande dessinée.

Mais l’auteur de Chroniques de Jérusalem et Pyongyang ne prévoit pas donner de suite à son aventure dans le domaine de l’animation.

« J’aime beaucoup faire de la bande dessinée. L’animation, c’est un autre métier. C’est assez fastidieux comme travail. Juste pour trois minutes, ça demande tout un investissement de temps. Après, c’est beaucoup de plaisir parce que ça bouge et il y a de la vie, ce que nous n’avons pas en bande dessinée. Mais non, je n’ai pas de projet d’aller plus loin. »

Le film qui n’a pas vu le jour

S’il n’ambitionne pas de donner vie à ses histoires à l’écran, Guy Delisle a quand même failli voir son Pyongyang devenir un film hollywoodien il y a quelques années.

Le projet était bien avancé. Un scénario avait été écrit. Gore Verbinski, qui a tourné plusieurs épisodes de la franchise Pirates des Caraïbes, devait le réaliser et Steve Carell avait été choisi pour le rôle principal. Mais des menaces de représailles nord-coréennes dans la foulée de la sortie d’un autre film, The Interview, avaient incité le studio à faire marche arrière.

« J’étais partant pour voir ce que ça donnerait, mais je n’avais aucun contrôle sur le produit fini. J’étais déçu que ça ne se fasse pas, mais sûrement pas autant que le studio qui avait investi temps et argent dans le projet. »

► La dent et les trois autres films des Chroniques du 9e art sont présentés dans le cadre d’un programme de courts métrages d’animation, jeudi, à 15 h 30, au Palais Montcalm.