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Réseau de transport de la Capitale: réserver ses transports sur son téléphone

Le RTC promet une révolution dans la mobilité

Le maire de Québec Régis Labeaume dit qu’il veut offrir aux citoyens la liberté de choisir leur moyen de transport.
Photo Stevens Leblanc Le maire de Québec Régis Labeaume dit qu’il veut offrir aux citoyens la liberté de choisir leur moyen de transport.

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La « révolution » que le RTC prépare permettra aux gens de Québec de planifier, réserver et payer tous leurs transports — bus, taxi, covoiturage, vélo, autopartage — sur leur téléphone intelligent.

« Nous aurons un Expedia de la mobilité où le client achètera ses options, sur la base d’un forfait ou à la carte », a illustré le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, en clôture du Sommet international sur la mobilité urbaine, mardi.

« Le bus ne sera plus la solution unique pour certains clients et pour certains secteurs du territoire. »

L’idée est de simplifier l’utilisation des transports grâce à la réservation et le paiement sur une même plateforme accessible sur téléphone intelligent. M. Normand a pris le cas type d’un père de famille qui, selon ses obligations du jour, pourrait acheter un billet de bus, commander un taxi et le suivre en temps réel, réserver une place en covoiturage ou une voiture en libre-service.

Le système lui suggérerait même le meilleur moyen à employer en fonction de son itinéraire et du forfait pour lequel il a payé.

Défi technologique

Le défi technologique est très grand, admet le maire de Québec, Régis Labeaume. Il faudra aussi regrouper sur la plateforme une série de partenaires publics et privés. « Il y a des discussions à avoir avec beaucoup de monde. »

L’administration Labeaume veut présenter son plan final d’ici deux ans, en même temps que le projet structurant qui remplacera celui du service rapide par bus.

« Il va falloir accoucher vite. Si on peut le faire à l’intérieur de deux ans, tant mieux. C’est un échéancier raisonnable. [...] Il y a beaucoup de petits magiciens qui pensent que ça s’organise sur le coin d’une table un système de transport intégré. »

Chèque en blanc

Jean-François Gosselin, candidat à la mairie pour Québec 21, s’est senti visé. Pour lui, « le maire s’en va en campagne électorale en demandant un chèque en blanc. Il nous parle d’un projet structurant. Il ne nous dit pas c’est quoi, il ne nous dit pas comment ça va coûter ». Il répète que, pour lui, le seul projet structurant doit être le troisième lien.

Il convient que la mobilité intégrée peut répondre aux besoins des gens de Québec et que la plateforme unique est une bonne idée. « On a toujours l’impression que le RTC n’est pas encore arrivé au 21e siècle. »

La candidate Anne Guérette, de Démocratie Québec, parle elle aussi d’un « chèque en blanc ». Elle somme le maire Labeaume de « faire connaître dès maintenant son engagement pour le transport collectif à Québec. Les gens de Québec doivent être en mesure de faire un choix éclairé le 5 novembre », a-t-elle fait valoir par voie de communiqué.