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L’évaluation du chien de L’Ancienne-Lorette envisagée

Le dogue argentin a attaqué à de nombreuses reprises

Geneviève Gagné a peur pour ses enfants en raison du comportement d’un dogue argentin qui a attaqué son chien lors d’une promenade lundi soir.
Photo Simon Clark Geneviève Gagné a peur pour ses enfants en raison du comportement d’un dogue argentin qui a attaqué son chien lors d’une promenade lundi soir.

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La police de Québec pourrait réclamer une évaluation comportementale du chien qui sème la terreur à L’Ancienne-Lorette, sans compter que son propriétaire pourrait recevoir une contravention.

Le Journal rapportait mardi qu’un dogue argentin avait attaqué de nombreuses bêtes sur le territoire de L’Ancienne-Lorette cet été.

Le molosse qui est rarement attaché, selon les témoignages, a foncé sur la famille de Geneviève Gagné lundi soir. Cette dernière a porté plainte à la police.

Le maître du chien a également avoué au Journal avoir été négligent.

Une enquête est ouverte au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) afin d’analyser s’il s’agit d’un chien dangereux.

Contravention ?

« Une demande d’expertise comportementale pourrait être l’une des finalités de l’enquête. Ça ne veut pas dire à 100 % que ça va découler vers ça. Ça pourrait être une contravention, ou autre », a expliqué David Poitras, le porte-parole du SPVQ.

Quant à Mme Gagné, elle a admis en entrevue être « rassurée ».

« Le comportement animal est tout de même imprévisible, peu importe la race. De plus, la police m’a confirmé qu’ils porteraient une attention particulière aux chiens non attachés afin d’émettre les constats nécessaires, a-t-elle indiqué. Le but n’est pas de le faire euthanasier, mais plutôt de faire en sorte que ce chien soit attaché et, si nécessaire, qu’il suive un cours de dressage. »

Porter plainte

La Société protectrice des animaux (SPA) rappelle que les gens ont le droit de vivre dans un quartier sécuritaire, mais que bannir une race n’élimine pas les problèmes de chiens dangereux.

« La meilleure garantie de sécurité demeure le dépôt et le traitement des plaintes envers les chiens dangereux », a réitéré Félix Tremblay, président de la SPA de Québec.

Le dogue argentin n’est pas un pitbull. Or, cet exemple démontre, selon la SPA, qu’il ne faut pas discriminer une race de chien comme le pitbull, car n’importe quel chien peut être dangereux. Dès les premiers signes de comportement violent, tout animal doit être évalué par un expert, explique M. Tremblay.

« Si des gens ont peur d’un chien dans leur voisinage, que ce soit un caniche, un golden retriever ou un pitbull, la race n’y change rien ou très peu », conclut-il.