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La région en 3 questions avec François Legault

Le chef caquiste est en tournée au Saguenay–Lac-Saint-Jean jusqu’à jeudi soir

François Legault a visité l’usine de production de la Voie Maltée mercredi matin, à Chicoutimi. Il poursuit sa tournée régionale jeudi.
Photo PIERRE-ALEXANDRE MALTAIS François Legault a visité l’usine de production de la Voie Maltée mercredi matin, à Chicoutimi. Il poursuit sa tournée régionale jeudi.

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François Legault effectue une visite de la région depuis mercredi afin de rencontrer la communauté d’affaires locale. Bien que la CAQ n’ait jamais fait élire de député au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le chef caquiste a bon espoir de percer dans trois des comtés de la région lors des élections générales de 2018. Le Journal s’est entretenu avec lui mercredi.

En matière de développement économique, vous martelez souvent qu’il faut investir dans l’aluminium, mais est-ce que la CAQ préconise une autre avenue pour revigorer l’économie régionale ?

« Il faut faire les deux. Les emplois bien payés dans l’histoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ça a toujours été l’aluminium et le bois d’œuvre. Il y a plein d’équipementiers qui attendent après Rio Tinto, alors quand le gouvernement va l’aider, il devrait exiger un contenu local pour les sous-traitants. La deuxième chose, c’est qu’on a besoin d’un fonds économique [...] d’au moins 50 M$, géré par des gens d’affaires de la région, avec l’objectif d’augmenter le salaire moyen au Saguenay–Lac-Saint-Jean à la moyenne des salaires au Québec. On ne devrait pas aider des entreprises qui offrent des salaires en bas de 20 ou 25 $ de l’heure. Il faut se concentrer sur les emplois à valeur ajoutée. »

Quelle place occuperait le développement du tourisme dans la province – et dans la région – pour un éventuel gouvernement caquiste ?

« Il n’y a pas de coordination pour aller vendre à l’étranger des forfaits – ça pourrait être un circuit pour vendre les produits du terroir, ou les plus belles régions à visiter. Actuellement, le Français qui arrive au Québec passe une journée à Montréal, une à Québec, peut-être une journée à Saguenay et après il s’en va aux chutes Niagara et à New York. On doit être en mesure de vendre des forfaits qui amènent le touriste ici, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. »

Quelles sont les circonscriptions de la région qui sont à la portée de la CAQ en vue des prochaines élections, selon vous ?

« Je ne dis pas qu’on oublie Lac-Saint-Jean et Roberval, mais on est dans une lutte serrée dans Chicoutimi, Jonquière et Dubuc. Contrairement aux élections de 2012 et 2014, je veux m’assurer de mettre des éléments de notre plateforme électorale propres au Saguenay–Lac-Saint-Jean et qu’on s’assure d’avoir des candidats qui sont des leaders dans la communauté, incluant des hommes et femmes d’affaires d’ici pour être cohérent avec ma priorité qui est l’économie. Pour avoir un gouvernement majoritaire de la CAQ ça me prend deux ou trois comtés ici au Saguenay–Lac-Saint-Jean. »