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Départ de Jean-Louis Dufresne: malaise chez plusieurs ministres

Jean-Louis Dufresne
Photo d'archives, Simon Clark Jean-Louis Dufresne

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VAL-D’OR | Le malaise était palpable à l’entrée du conseil des ministres qui se déroule à Val-d’Or dans la foulée du départ de Jean-Louis Dufresne, chef de cabinet de Philippe Couillard.

Certains députés libéraux ont affirmé sous le couvert de l’anonymat que M. Dufresne manquait totalement de respect envers les députés et que son départ ne serait pas regretté très longtemps. La tension était palpable entre le bureau du premier ministre et plusieurs membres du caucus.

Réunis à Val-d’Or, plusieurs ministres libéraux ont refusé de parler aux journalistes à leur arrivée au conseil des ministres.

Le premier ministre Philippe Couillard affirme que la candidature d'Éric Tétreault à l’élection partielle dans Louis-Hébert «n’est pas l’élément majeur» qui a mené au départ de son chef de cabinet. Il parle plutôt d’un changement de rythme du gouvernement qui a mené au départ de son ami d’enfance.

Selon M. Couillard, les discussions entourant le départ de M. Dufresne ont débuté il y a plusieurs semaines et le gouvernement présentera un «style différent». «La première phase du gouvernement était une phase de la restauration du Québec, de relancer l’économie et les finances publiques. Ce travail est largement complété. Maintenant, on entre dans une phase de transformation. Ce sont des changements nécessaires quand on change le rythme du gouvernement», a dit M. Couillard.

Les quelques ministres qui se sont adressés aux médias ont pris la défense de Jean-Louis Dufresne.

Pour le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, il est tout à fait normal que ce genre de changement survienne à un an des élections et les commentaires de certains députés dans les médias ne correspondent pas à ce que lui a vécu avec M. Dufresne. «Je sens qu’il y a des gens qui s’expriment. C’est normal dans une organisation où il y a un sain débat. Ce que je lis dans les médias ne correspond pas à la réalité que moi j’ai vécue», a-t-il dit.

Le leader parlementaire, Jean-Marc Fournier, a raconté que le poste de chef de cabinet est «extrêmement exigeant». «C’est sans arrêt. Vous êtes chez vous un samedi soir et le téléphone sonne quatre fois. À Noël, vous déballez les cadeaux et ça sonne encore. Il est normal dans ce choix de vie là que l’on décide de passer à autre chose», a-t-il dit.