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Des passagers du train western en colère

Le convoi qui se rendait à Saint-Tite a été impliqué dans un accident et leur journée à 125 $ a été gâchée

Danielle Giroux a pris une image à partir d'une fenêtre du wagon, avant que VIA Rail avertisse les passagers de ne pas prendre de photos.
Photo courtoisie Danielle Giroux a pris une image à partir d'une fenêtre du wagon, avant que VIA Rail avertisse les passagers de ne pas prendre de photos.

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SAINT-TITE | Les 500 passagers d’un train qui filait vers le Festival western de Saint-Tite, samedi matin, et qui a été impliqué dans un accident ne savent pas s’ils seront remboursés pour leur journée infernale.

Danielle Giroux, son conjoint Normand Vaillancourt et leurs deux petits-fils de 7 et 9 ans devaient passer une super journée à Saint-Tite, samedi. Au menu : attaque de train par des comédiens à cheval, pique-nique, rodéo et activités pour les enfants.

 Normalement, des comédiens à cheval font semblant d'attaquer le train quand il arrive à Saint-Tite.
Photo d'archives
Normalement, des comédiens à cheval font semblant d'attaquer le train quand il arrive à Saint-Tite.

Le convoi partait de Montréal le matin, arrêtait ensuite à Joliette où ils ont embarqué, puis se dirigeait vers Saint-Tite, en Mauricie.

Tout allait bien jusqu’à ce qu’un semi-remorque percute le train à un passage à niveau de Saint-Boniface, près de Shawinigan.

Le conducteur a tout fait pour freiner, mais il n’a pas été en mesure d’arrêter le véhicule avant qu’il ne percute un wagon. Heureusement, personne n’a été blessé, mais le camion et le train ont été endommagés.

Attaque annulée

En raison de délais interminables et de protocoles, la femme de Terrebonne a vu sa journée de rêve, payée 420 $, s’envoler. Ses petits-fils étaient déçus quand ils ont entendu à l’interphone du train que l’attaque des faux cowboys était annulée. Ils ont dû attendre trois heures, au cours desquelles les passagers ont quand même pu sortir se dégourdir une vingtaine de minutes.

« C’est des garçons et des enfants qui aiment bouger, un moment donné ils n’en pouvaient plus. Ils commençaient à se tanner, ils se plaignaient, le plus jeune pleurait », raconte Mme Giroux.

Finalement, ils sont arrivés à Saint-Tite à 15 h 30, avec quatre heures de retard, et le rodéo auquel ils devaient assister était terminé. Ils ont repris le train vers Montréal autour de 21 h.

Remboursement ?

La Caisse de bienfaisance du CN, qui organisait l’activité en partenariat avec le Festival western de Saint-Tite, réfléchit actuellement à savoir si les passagers seront remboursés. Chaque billet coûtait 125 $.

Si tel est le cas, l’organisme Centraide Mauricie va perdre 45 000 $ de revenus. L’activité en est une de financement majeur pour cet organisme depuis 16 ans.

« Ça fait à peu près quatre jours qu’on ne dort pas. On est très touchés par ce qui s’est passé, mais je ne me sens pas très à l’aise de ne pas remettre cet argent-là à Centraide », explique la présidente et directrice générale de la Caisse, Chantal Lauzon.

Elle assure néanmoins que les partenaires sont à la recherche de solutions qui pourraient possiblement passer par les assurances du camionneur qui a foncé dans le train.

Le montant de 45 000 $ représente environ 3 % du budget annuel de Centraide Mauricie qui, à son tour, appuie une centaine d’organismes.

« Infernal »

« Ce serait un impact difficile. Tout montant qui est à risque, ça nous fait un peu peur », dit la directrice générale de Centraide Mauricie, Julie Colbert.

C’est bien dommage, mais un remboursement s’impose, selon Danielle Giroux.

« C’était dans le but de leur faire passer une superbe journée ; finalement, ça a été infernal. Très décevant. On n’a rien eu de ce qu’on devait avoir », affirme-t-elle.