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Une première fort appréciée

Une soirée d’ouverture sous le signe du glamour pour la septième édition du Festival

tapis rouge film
Photo Simon Clark Toute l’équipe du film Les rois mongols, a défilé sur le tapis rouge du FCVQ, mercredi soir, à place d’Youville. Photos Simon Clark

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Il y avait des vedettes du cinéma, un orchestre symphonique, un tapis rouge et des photographes : bref, le genre de première avec une touche de glamour que le réalisateur Luc Picard, qui lançait le septième Festival de cinéma de la ville de Québec avec son nouveau film Les rois mongols, mercredi soir, voudrait voir plus souvent dans la capitale.

Tiré à quatre épingles aux côtés des jeunes acteurs de son film, dont son fils Henri, Luc Picard était la star de la soirée et il a dit oui à toutes les demandes de photos, même celles provenant de fans.

Avant son arrivée sur les marches du Palais Montcalm, on avait déjà aperçu le maire Régis Labeaume. Il était accompagné de son bras droit Julie Lemieux, à qui il a rendu un touchant hommage dans un discours qui a tiré des larmes à celle qui dira adieu à la politique dans deux mois.

Les membres des différents jurys, la comédienne Sophie Desmarais en tête, ont aussi foulé le tapis rouge lors de ce soir de première.

« Une vraie première »

De quoi satisfaire Picard qui avait confié, quelques heures plus tôt, que les premières de film à Québec manquaient toujours « un peu de cérémonie ».

« Oui, on faisait des entrevues mais après ça, on allait dans des projections un peu anonymes. Je me rappelle que pour L’Audition, on avait organisé une vraie première au Palais Montcalm, mais c’est parce que j’avais vraiment insisté. Aujourd’hui, je n’ai pas eu à insister. J’ai ma vraie première à Québec et je suis vraiment content. »

Les rois mongols nous transporte en 1970, durant la célèbre crise d’octobre. Celle-ci sert de toile de fond à l’histoire de quatre cousins qui kidnappent une vieille dame et fuient Montréal pour un camp de chasse en forêt dans l’espoir d’éviter un placement en famille d’accueil.

Outre de transposer à l’écran le roman de Nicole Bélanger, reconstituer le Montréal de 1970 avec un budget de quatre millions de dollars a aussi représenté un défi colossal pour la production.

« Guillaume Couture, le directeur artistique, a fait des miracles. Chaque voiture, c’était 2000 $ par jour. Le tank de l’armée a dû nous coûter 3000 ou 4000 $ pour l’avoir un seul soir. Ce qui nous a aidés par contre, c’est que la moitié du film se passe en campagne, qui est essentiellement pareille aux années 1970 », analyse Luc Picard.

Seul regret du réalisateur ? Ne pas avoir pu tourner un plan large de la rue Ontario telle qu’elle était en octobre 1970. Les contraintes budgétaires ont freiné son élan.

Frappé par la passion des fans de District 31

Depuis qu’il a rejoint la distribution de District 31, Luc Picard a fait connaissance avec la passion des fans de la quotidienne de l’auteur Luc Dionne, avec qui il avait fait équipe sur Omertà. « Les gens semblent vraiment pris par le show. Partout, tu t’en fais parler », a confié le comédien-réalisateur, qui a fait ses débuts dans District 31 lundi soir dernier, en même temps que les Québécois ont découvert le sort qui avait été réservé aux personnages de Vincent-Guillaume Otis et Magalie Lépine-Blondeau. Foi de Luc Picard, des surprises sont encore à venir. « Il faut faire attention à tout ce qu’on dit. Nous sommes en train de tourner la sixième semaine et il y a d’autres affaires qui vont arriver dont je ne peux parler. »

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