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Le maire Labeaume vante son bilan financier

Selon le maire Labeaume, «la Ville s’est dotée d’un cadre financier dont nous sommes fiers, qui comprend des stratégies précises pour la gestion de la dette, en baisse depuis 2016, sans compter l’équité atteinte avec le partage du déficit des régimes de retraite au bénéfice des contribuables».
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Selon le maire Labeaume, «la Ville s’est dotée d’un cadre financier dont nous sommes fiers, qui comprend des stratégies précises pour la gestion de la dette, en baisse depuis 2016, sans compter l’équité atteinte avec le partage du déficit des régimes de retraite au bénéfice des contribuables».

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À une semaine du déclenchement de la campagne municipale, Régis Labeaume a vanté le bilan financier et les « résultats exceptionnels » de la Ville de Québec depuis 2008. Or, ses opposants y ont surtout vu une annonce à saveur électorale.

Le maire a fait sa sortie hier matin en point de presse, à l’hôtel de ville, en présence du directeur général et de la trésorière de la municipalité.

Il a ainsi rendu publiques une myriade de données portant sur la dette nette, le paiement constant des immobilisations et sur les réserves financières. C’est pour « éviter toute confusion » que la présentation a été faite avant le début de la campagne électorale, a prévenu d’emblée M. Labeaume en affirmant « qu’il n’y a rien de neuf aujourd’hui (hier). On le fait chaque année. »

Des réactions

Ses deux adversaires à la mairie ont cependant réfuté ces prétentions. Anne Guérette, chef de Démocratie Québec, a estimé que le maire a utilisé les services de la Ville pour une annonce électorale. « Peut-être aussi qu’il essayait d’étouffer tout ce qui se dit dans les journaux dans les dernières heures », a-t-elle avancé.

D’après elle, le maire « fait des points de presse pour essayer de faire croire au monde qu’il gère bien sa ville. Ce n’est pas vrai. Si elle avait été bien gérée, notre dette ne serait pas si élevée et nos comptes de taxes non plus. »

Scepticisme

De son côté, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a exprimé son scepticisme. « S’il a utilisé les locaux de la Ville pour faire une annonce électorale, il n’a pas le droit. Il aurait dû faire ça dans les locaux d’Équipe Labeaume », a-t-il signalé. Selon lui, en 10 ans, « les taxes ont augmenté, le budget de la Ville a augmenté, mais les services de proximité n’ont pas augmenté ».

— Avec la collaboration de Stéphanie Martin