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Il est la voix derrière les rodéos depuis 23 ans

Michel Corbière est toujours aussi passionné par son travail d’annonceur

michel corbière
Photo Amélie St-Yves Michel Corbière, que tous considèrent comme un vrai cowboy, est maintenant capable de remarquer le moindre petit détail que les juges notent pendant les performances des cowboys, car il anime les rodéos du Festival western de Saint-Tite depuis 23 ans.

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SAINT-TITE | La seule fois que Michel Corbière est monté sur un taureau, il avait 55 ans. Ça n’a pas duré cinq secondes et il s’est retrouvé avec un énorme bleu sur une fesse. Pourtant, personne n’oserait dire que la voix des rodéos du Festival western de Saint-Tite depuis maintenant 23 ans n’est pas un vrai cowboy.

Michel Corbière, 66 ans, a eu tout un baptême au Festival western de Saint-Tite en 1995. Il était sur place pour décrire les compétitions d’adresse pour une première fois, et regardait un rodéo quand l’annonceur a subitement perdu la voix.

« Le directeur des rodéos est venu me taper sur l’épaule, et m’a dit : “T’embarques ! Go !” » raconte-t-il.

Il a terminé le spectacle en sueurs, surpris d’avoir réussi à le faire. Quelques mois plus tard, le téléphone sonnait à sa résidence de Saint-Eustache et le festival voulait qu’il reprenne l’animation des rodéos l’année suivante.

« Du mois de février au mois de septembre suivant, je ne faisais qu’écouter des vidéos de rodéos. Regarder les disciplines, écouter ce que les annonceurs américains disaient », raconte celui qui a été inspiré des Bob Tallman et Camille Pancho de ce monde.

Il s’est présenté avec un meilleur aplomb l’année suivante, et c’est lui qui anime les rodéos les plus populaires de l’est du pays depuis ce moment-là.

Hélicoptère

Au fil des ans, il en a vu des choses, comme un cowboy qui s’était cogné la tête et qui est resté la main attachée sur son taureau, tandis qu’il était inconscient.

« Les cavaliers [de secours] n’étaient même pas capables de s’approcher parce que les bottes avec les éperons leur passaient devant la face. Le gars était de la guenille », raconte-t-il.

Il ne se souvient pas du nom du cowboy, mais se rappelle lui avoir parlé le lendemain, et qu’il allait bien à part une douleur dans les côtes.

Gros toutou

Michel Corbière a déjà fait de l’équitation et quelques jeux d’adresse, sans plus. À force de se faire agacer par les cowboys, il a finalement fait son premier rodéo à 55 ans, tandis qu’une école de rodéo était à Saint-Tite en mai.

Il raconte que sa monture était un « Gros toutou » en riant, même s’il n’a pas réussi les 8 secondes réglementaires avant de tomber sur une fesse.

« Je dois dire que le sol est dur ici au festival. Oui, quand tu es assis sur un taureau, c’est un rush d’adrénaline incroyable », dit-il.

L’ancien enseignant en imprimerie aux adultes devient émotif quand on lui demande ce qui lui donne encore des frissons, après 23 ans à décrire tout ce qui se passe.

« C’est de voir tout l’effort que les gens mettent là-dedans. Ces gars-là et ces filles-là je les admire tellement. Je le sais, le temps qu’ils mettent, qu’ils travaillent à la pluie, au froid, et dans la bouette », dit-il, les yeux dans l’eau.

Corbière est conscient que la majorité des cowboys font ça par passion et repartent à la maison les mains vides.

« Un joueur de football ou de hockey, c’est payé des millions de dollars. Qu’ils se mouillent un peu ou qu’ils soient dans la bouette, ils vont avoir leur gros chèque de paye à la fin de la semaine. Eux autres, ce n’est pas ça pantoute. Et ce n’est pas au Québec que tu vis de ça », conclut-il.

Une tentative de record passe inaperçue

Les danseurs ont tout de même terminé leur danse continentale.
Photo Amelie St-Yves
Les danseurs ont tout de même terminé leur danse continentale.

SAINT-TITE | Même en plein Festival western de Saint-Tite, il est possible qu’une tentative de record Guiness de danse en ligne passe inaperçue.

La déception s’est fait sentir chez les 450 participants et organisatrices qui ont enchaîné les pas sur Man ! I Feel Like a Woman de Shania Twain vers 16 h 30 samedi.

Ils savaient être bien loin de 6500 requis pour un record Guiness, et 2500 pour battre le record personnel du Festival.

Ils ont tout de même fait une seule et belle ligne droite, et se sont applaudis de bon cœur à la fin.

Trop éloigné

L’organisatrice Josée St-Pierre s’attendait à ce qu’au moins 3000 personnes soient présentes, et avait fait des démarches avec Guiness pour ensuite faire homologuer les résultats du défi.

« On faisait de la promotion tous les ans pour dire aux gens qu’on se préparait à battre le record de danse en ligne pour le 50e anniversaire [du Festival], mais les danseurs n’ont pas été au rendez-vous, je ne sais pas quoi dire de plus », dit-elle.

Elle estime qu’il y avait peut-être trop d’activités en même temps, et que l’endroit où on avait installé le défi était trop éloigné de la rue principale du Festival, qui par ailleurs était noire de monde samedi, avec des dizaines de milliers de festivaliers.

2012

Le Festival western avait tenté l’expérience au 45e anniversaire et 2437 personnes s’étaient présentées, marquant un record du monde qui n’avait toutefois pas été homologué par Guiness, car des paramètres n’avaient pas été respectés.

Pour répondre à tous les critères cette année, l’activité s’est déplacée dans un champ, au bout d’une rue du festival, qui avait une capacité de trois kilomètres de long pour les danseurs.