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La déclaration d’Ovechkin secoue la Russie

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Photo d’archives Alex Ovechkin ne sera pas des prochains Jeux olympiques, au grand désarroi des partisans russes.

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La quête d’Alexander Ovechkin de participer aux prochains Jeux olympiques a pris fin avec le début du calendrier préparatoire dans la LNH, alors que l’attaquant des Capitals de Washington a publié un communiqué qui laisse sous-entendre qu’il n’ira pas en Corée du Sud.

Rien de surprenant, considérant l’entente entre la LNH et la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), qui promet de respecter les contrats des joueurs. Ce n’est pas une grande surprise en Amérique du Nord (même si le propriétaire des Capitals, Ted Leonsis, qui est davantage un admirateur d’Ovechkin qu’un homme d’affaires, l’enverrait en Corée du Sud s’il en avait le pouvoir), mais en Russie, il s’agit d’une nouvelle dévastatrice.

La plupart des journaux nationaux ont mis la nouvelle en première page et ils n’ont pas tous été tendres envers l’attaquant. Le Sport-Express, par exemple, soutient que le joueur étoile « a brisé sa promesse ». La promesse en question est le mantra, souvent utilisé en Russie, selon lequel il doit faire passer son pays natal en premier et se rendre aux Olympiques, peu importe les conséquences.

Le tout a commencé lors du match des étoiles en 2009 à Montréal alors qu’Ovechkin, Evgeni Malkin et Ilya Kovalchuk avaient fait un pacte, promettant d’aller aux Jeux de Sotchi peu importe ce que serait la décision de la LNH sur les Jeux olympiques. Toutefois, Malkin a tempéré ses propos depuis le lock-out, en 2012-2013. Ovechkin était toujours aussi engagé jusqu’à tout récemment, donnant aux Russes l’espoir d’une médaille d’or facile.

Si Ovi pensait vraiment ce qu’il a dit, d’après Sport-Express, il aurait dû faire comme Kovalchuk et quitter la LNH pour retourner dans la KHL. Selon l’article en question, Ovechkin ne l’a pas fait puisqu’il est motivé par l’argent et il savait pertinemment qu’il ne remplirait pas ses promesses. Mais pendant la saison morte en Russie, il était parfaitement heureux et répétait sans cesse en public son adoration pour sa patrie.

Pendant ce temps, des hommes influents de la KHL tels que le propriétaire du SKA et ami proche de Vladimir Poutine, Gennady Timchenko, s’en est pris aux dirigeants de la LNH.

« Ça fait pitié de voir la LNH placer ses intérêts financiers avant les Olympiques », a-t-il mentionné lors d’un point de presse vendredi. Le concept d’indépendance pour une ligue professionnelle par rapport aux compétitions internationales est difficile à comprendre en Russie.

Heureusement pour l’équipe russe, la KHL est là. Le calendrier a été modifié en fonction des Olympiques (incluant une pause de 33 jours) et les règles promettent d’ignorer le plafond salarial pour les formations misant sur des joueurs de l’équipe nationale. Tout pour faire passer les Jeux en premier. Cette médaille d’or facile contre des joueurs canadiens ayant migré en Europe et des Américains qui sont toujours à l’université est une réelle possibilité.

L’impact de Skille

Jack Skille représente l’acquisition parfaite en KHL. L’Américain a vu sa carrière dans la LNH encaisser un dur coup après une saison plus qu’ordinaire avec les Canucks de Vancouver, mais le Dinamo de Minsk l’a recruté la semaine dernière, ajoutant Skille à une formation comprenant plusieurs Canadiens ainsi qu’un entraîneur de l’unifolié en Gordie Dwyer. Skille avait à peine défait ses valises qu’il prouvait déjà qu’un joueur ordinaire dans la LNH était voué à devenir une vedette de la KHL. À son premier match avec les Bisons, Skille a inscrit un but et fourni deux mentions d’aide, participant à 100 % des filets de son équipe dans un gain de 3 à 0 contre le Traktor. Il a ajouté deux autres aides dans une victoire de 2 à 0 sur le Lada, aidant le Dinamo à quitter la cave de l’Association de l’Ouest.

Dawes au sommet

L’infatigable vedette du Barys d’Astana Nigel Dawes est encore le meilleur marqueur de la ligue, avec 16 points, dont 12 buts, un fait d’autant plus impressionnant lorsque l’on considère les joueurs derrière lui : Kovalchuk, Pavel Datsyuk et le meilleur pointeur de l’histoire du circuit, Sergei Mozyakin. Tout comme le Dinamo, le Barys a construit une filière nord-américaine (incluant Linden Vey et Matthew Frattin) qui est traitée comme la royauté au Kazakhstan.

Le chiffre de la semaine

2

C’est le nombre d’équipes qui quitteront la KHL à la fin de la présente saison, selon le président Dmitry Chernyshenko. La ligue a mis en place un classement secret, qui évalue les performances sur la glace, les assistances et la rentabilité des organisations, et les deux dernières paieront le prix. Le Dinamo de Riga, le Lada de Togliatti et l’Admiral de Vladivostok doivent se sentir menacés, et l’Ugra de Khanty-Mansiysk se trouve déjà au cœur des rumeurs.