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Plekanec se revoit en Hudon

Le Tchèque avait également dû patienter durant trois saisons dans la Ligue américaine

Tournoi du Capitaine Max Pacioretty
Photo Martin Chevalier Charles Hudon a reçu un beau compliment de Tomas Plekanec, qui le dit prêt pour la LNH.

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Après trois saisons passées dans les mineures, Charles Hudon frappe plus que jamais à la porte de la LNH. Pour la première fois depuis que le Canadien en a fait son choix de cinquième tour en 2013, on semble prêt à lui donner une véritable occasion d’amorcer la saison à Montréal.

« À mes yeux, il est prêt pour la LNH. Charles est un très bon joueur. Il possède habiletés et vitesse. Il aura assurément toutes les chances de se faire valoir », a déclaré Tomas Plekanec, qui est jumelé au Québécois et à Artturi Lehkonen depuis le début du camp d’entraînement.

Le parcours de l’attaquant de 23 ans n’est pas sans rappeler à Plekanec sa propre ascension vers la LNH. Tout comme Hudon, il avait dû user son pantalon sur les bancs des autobus de la Ligue américaine durant trois longs hivers avant de décrocher un poste régulier avec le Canadien.

« Ça devient frustrant (tout ce temps dans la Ligue américaine), car tu souhaites avoir cette chance. Tu considères que tu la mérites », a-t-il dit.

La différence, pour le Tchèque, c’est que la troisième saison avait coïncidé avec l’année du lock-out. Impossible, donc, de savoir s’il aurait fait le saut un hiver plus tôt.

Néanmoins, à l’époque, le jeune Plekanec avait confié ses inquiétudes à mon collègue Pierre Durocher. Il se demandait s’il avait l’étoffe pour évoluer dans le circuit Bettman.

« Trois ans, c’est le maximum pour un joueur qui veut atteindre la LNH, a-t-il soutenu. Charles est rendu au moment où il doit gravir le prochain échelon. On peut voir qu’il est prêt. »

Une nervosité inhabituelle

D’ailleurs, Hudon a admis qu’il ressentait une plus grande nervosité que d’habitude à l’approche de ce camp d’entraînement.

« J’ai même appelé mes parents. Je leur ai expliqué que ce n’était pas la même nervosité que lors d’un match. C’était plutôt une fébrilité. Je sais que c’est mon moment », a raconté Hudon, auteur d’un total de 55 buts lors de ses deux dernières saisons dans la LAH.

Partisan du Canadien depuis son plus jeune âge, Hudon est bien au fait du parcours de son compagnon de trio.

« J’espère jouer autant de matchs et autant de saisons que lui. Ce n’est pas d’hier que les gens nous comparent, a rappelé Hudon. C’était la même chose à mon arrivée à Hamilton (en 2014-2015). Son style était un peu plus défensif que le mien, mais c’est vrai qu’on se ressemble. »

Les inspirations ne manquent pas

D’ailleurs, il n’hésite pas à s’inspirer de ce parcours, comme il s’inspire de celui de plusieurs autres joueurs.

« J’ai suivi les débuts d’à peu près tous les joueurs qui sont ici. Celui de Plekanec, celui de Gallagher, repêché en cinquième ronde comme moi.

« Je m’inspire d’un paquet de gens que j’ai rencontrés dans ma vie. Ça commence avec Mario Tremblay, originaire de ma région, que mon père a vu jouer. Je le croise souvent. L’été, je m’entraîne avec Alex Burrows, une autre inspiration », a énuméré l’Almatois.

Le camp n’en est encore qu’à ses premiers jours, mais l’idée de jumeler Hudon à Lehkonen et Plekanec a beaucoup de sens. La fiabilité de Plekanec en défense et le travail acharné de Lehkonen pourraient permettre à Hudon de laisser parler son talent un peu plus librement.