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Une galerie pas comme les autres

L’artiste Kathie Robitaille ouvre la Galerie d’art Urbania

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Il est souvent difficile pour les artistes de se trouver une place en galerie. Alors, pourquoi ne pas ouvrir la sienne ? C’est ce qu’a fait l’artiste peintre Kathie Robitaille en ouvrant la Galerie d’art Urbania dans le Vieux-Québec, le 7 août dernier, pour non seulement exposer ses œuvres, mais aussi servir de levier à la carrière d’artistes de tous les horizons.

Malgré les nombreux défis, l’artiste et propriétaire Kathie Robitaille s’est lancée en affaires cet été. Une dizaine d’artistes ont leurs œuvres accrochées sur les murs de sa galerie, au coin Saint-Paul et rue des Navigateurs, dont quelques exclusivités à Québec.

C’est le cas des œuvres du sculpteur montréalais de renommée internationale Coudari et de celles de l’Européen Pierrick Her, qui ne se trouve nulle part ailleurs dans la capitale.

Mais il y en a pour tous les goûts à l’intérieur de la galerie, de l’abstrait au figuratif en passant par la sculpture. Outre la qualité de l’œuvre, Kathie Robitaille n’a qu’un seul critère pour choisir les artistes qu’elle représente : la joie de vivre.

Ce qui en fait une galerie lumineuse, douce et harmonieuse.

« Il y a tellement d’horreur un peu partout dans le monde, je veux que les œuvres dégagent la joie et que les clients voient du positif. Les gens ont les œuvres tous les jours devant leurs yeux, je veux leur transposer une belle énergie. Et même si les artistes sont tous différents, il y a quand même une belle harmonie dans la galerie. »

Attirer les entrepreneurs

Kathie Robitaille défie les conventions en ne se prenant pas une très grosse marge sur la vente des œuvres de ses artistes, contrairement aux autres galeries. Elle est consciente qu’elle doit donc faire beaucoup de ventes pour arriver financièrement, mais sa mission est d’aider les artistes.

« C’est toujours un défi de se trouver une galerie pour exposer. Je l’ai vécu, donc je le sais. »

Les défis sont grands, d’autant plus qu’elle a remarqué que quelques commerces ont récemment fermé sur la rue Saint-Paul, dont une galerie d’art le mois passé, qui n’a vécu que quelques semaines. « Ça m’a effrayée. Il faut redoubler d’efforts », dit-elle.

Pour y arriver, elle souhaite stimuler le marché de l’art autrement. L’artiste veut solliciter les gens d’affaires et entrepreneurs de Québec pour qu’ils achètent de l’art québécois, notamment en organisant des vernissages privés.

« Les entreprises ont un crédit d’impôt pour les œuvres d’art. C’est intéressant pour eux. Et en même temps, ils aident directement les artistes à poursuivre leur carrière. Je veux aussi continuer à développer une nouvelle clientèle. Il faut trouver de nouvelles stratégies d’affaires pour aider la culture. »

Entre Paris et Shangaï

L’artiste expose ses œuvres dans sa galerie, dont une fresque récente qu’elle a peinte en revenant de Paris cette année, là où elle expose en permanence. Inspirée par son expérience parisienne, elle a créé les quatre grandes toiles qui forment la fresque, intitulée La vie en rose, sur une période de 32 heures consécutives, dans un élan de motivation.

Kathie Robitaille est également une artiste permanente d’une galerie de Shangaï, en plus d’avoir exposé à New York cette année.


► La Galerie d’art Urbania organise une soirée d’ouverture officielle le 14 octobre prochain. Kathie Robitaille donne également des cours à son atelier.