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La petite armée derrière les jeux du Journal

L’équipe des Éditions Goélette développe et conçoit les jeux de la section Pause Café

Éditions Goélette
Photo Agence QMI, Dario Ayala L’éditrice des Éditions Goélette, Ingrid Remazeilles (debout) avec son équipe dans les locaux de l’entreprise, à Saint-Bruno-de-Montarville. En plus de mettre en place les grilles de jeux, les experts de Goélette s’affairent à trouver de nouvelles idées.

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Prisée par des milliers de lecteurs du Journal, la section Pause Café est le point de départ de la journée des amateurs de jeux de mots et de chiffres. On oublie toutefois bien souvent qu’une petite armée de cerveaux est nécessaire à la création de ces jeux qui creusent bien des méninges !

L’éditrice des Éditions Goélette, Ingrid Remazeilles, sourit quand on lui fait remarquer que bien peu de gens réalisent tout le travail qui se trouve derrière les jeux de la section Pause Café.

« C’est rempli de petites mains qui travaillent, autant à l’interne qu’à l’externe parce qu’on ne peut pas couvrir toutes les spécialités. Souvent, je compare ça à un atelier de couture », explique la verbicruciste qui se charge des différents jeux du Journal, entourée d’une équipe de trois collègues à temps plein et de six collaborateurs externes réguliers.

Développement

En plus de mettre en place les différentes grilles de jeux, les experts en jeux de Goélette s’affairent également à trouver de nouvelles idées. Comme les Mots Abeille, par exemple, qui ont été créés de toutes pièces par l’équipe basée dans les locaux de l’entreprise à Saint-Bruno-de-Montarville.

Des membres de l’équipe font des corrections sur une page de jeux.
Photo Agence QMI, Dario Ayala
Des membres de l’équipe font des corrections sur une page de jeux.

« Ça n’existe nulle part ailleurs. C’est un jeu que les gens ont immédiatement adoré et c’est un beau succès pour nous », se félicite Mme Remazeilles.

Or, le succès n’est pas toujours au rendez-vous, comme pour ce jeu, le Sakujo, inséré il y a quelques années dans les pages Pause Café. Au lancement d’un nouveau jeu, Goélette organise toujours un concours qui l’accompagne pour voir la réponse des gens et juger du succès de la nouveauté. Celle-ci aura été sans équivoque.

« Nous n’avons même pas reçu 10 participations, alors qu’on en reçoit habituellement 400. On ne s’est pas posé beaucoup de questions, c’était juste un flop monumental », se souvient Ingrid Remazeilles en riant.

Mots interdits

Dans les bons coups comme dans les moins bons, la réponse du public est ce qui permet à l’équipe des Éditions Goélette de rester connectée sur les goûts des amateurs de jeux. Pour Mme Remazeilles, ce lien avec les lecteurs du Journal est très important.

« Les gens nous écrivent souvent des courriels. Il y a quelques années, ils nous demandaient des nouveautés, des nouveaux formats, etc. Et c’est ce qui a mené à la grille géante du samedi. On sent, avec la pérennité de cette section, que c’est devenu un incontournable du Journal », souligne l’éditrice.

Les échos des lecteurs orientent même la création des grilles, notamment sur le choix de certains mots. Une liste des « mots sales du Journal » a même été créée pour éviter les réactions négatives, basées bien souvent sur les propositions des lecteurs.

« C’est une liste qui évolue au fil des ans. On ne veut froisser personne, nous sommes la Pause Café et rien d’autre, donc nous évitons ces termes », souligne en riant Mme Remazeilles, précisant que ces mots peuvent aller des termes liés à l’esclavagisme ou autre à des mots aussi anodins que « rot » ou « con ».