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Maskinongé: trucs et astuces

Campeau Maskinonge
Photo Courtoisie Le guide de pêche Luc Brunet nous révèle une foule de conseils qui lui ont permis de capturer de nombreux maskinongé, dont ce trophée de 28,12 kg (62 lb).

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Ce puissant carnassier féroce aux dents acérées anime les rêves de nombreux amateurs en quête de sensations fortes.

Ce prédateur, qui se situe tout au haut de l’échelle de la chaîne alimentaire, est considéré par plusieurs comme étant une espèce mythique, difficile à leurrer.

J’ai récemment rencontré le guide de pêche Luc Brunet, qui compte près de 30 ans d’expérience dans le domaine. Ce sympathique personnage a bien voulu divulguer de pertinentes informations aux lecteurs du Journal pour les aider à améliorer leurs performances lorsqu’ils pourchassent ces mastodontes.

Plan d’eau

Selon l’expert interrogé, il est très important de bien connaître la morphologie des reliefs du lac ou de la rivière que vous souhaitez exploiter.

De nombreux manieurs de perche concentrent leurs efforts à proximité des hauts fonds et des plateaux adossés à des escarpements abrupts. Pour sa part, Luc préfère les fonds mous des baies et de certaines structures, car on y retrouve le mets préféré de ces ogres, qui n’est pas le doré comme le croient à tort plusieurs amateurs, mais plutôt la carpe. S’il ne trouve pas les poissons visés dans de tels types d’environnement, il n’hésitera pas à prendre le large et faire plonger ses offrandes à plus de 7, 10, voire même 15 mètres de profondeur. Il est alors plus facile de localiser les maskis avec son sonar, puisque les faisceaux de votre appareil couvrent une zone beaucoup plus large qu’en eaux peu profondes.

À ce temps de l’année, notre poisson vedette est plus actif, car il tente d’augmenter sa masse graisseuse qui lui permettra de passer un hiver en santé. Évitez les secteurs avec des herbes aquatiques brunâtres qui sont sur le point de mourir, puisque cela signifie qu’elles ne produisent plus d’oxygène grâce à la photosynthèse. Recherchez plutôt du potamot encore vert, près des fosses profondes.

Leurres

Bien qu’il sache que certaines offrandes surdimensionnées sont performantes à l’occasion, il préfère utiliser des devons mesurant de 18 à 23 cm. C’est avec une variété de cette taille qu’il a capturé ses plus beaux batailleurs. De plus, comme il le précise, vous attraperez beaucoup plus de carnassiers que si vous ciblez uniquement des géants qui ne seront pas intimidés par des leurres de 30 à 45 cm. À titre d’exemple, son plus gros poisson à vie fut déjoué le 15 octobre 2015, au lac Saint-Louis, avec un LiveTarget Sucker de 23 cm (9 po), dans neuf mètres de profondeur. Il mesurait 142,25 cm (56 po) et pesait approximativement selon les chartes 28,12 kg (62 lb).

La période

M. Brunet préfère tenter sa chance tôt le matin ou tard le soir. Sinon, il optera pour des conditions nuageuses et venteuses. Selon lui, lorsque le soleil nous bombarde de tous ses rayons et que le vent est calme, cette espèce ne sera pas très active.

Équipement

Vous aurez évidemment deviné qu’il faut se servir d’équipements très robustes. Luc se sert d’une corde tressée de 80 livres de résistance et d’une canne très rigide de 6 ½ pieds équipée d’un moulinet pour la traîne avec un compteur qui vous informe de la distance et de la plongée approximative de vos offrandes.

Techniques

Ce pêcheur suggère une vitesse de traîne de 6,5 à 10 km/h (4 à 6 m/h). Il y a toutefois des situations où vous devez ralentir en fonction des conditions, de la profondeur, des vents, etc. Il faut expérimenter. Il a souvent eu du succès à des vitesses de moins de 3,2 km/h (2 m/h) avec des leurres de type Kwikfish et de gros spinnerbait de 3 à 5 oz.

La capture

Lorsqu’un maskinongé attaque votre présentation, il faut absolument éviter les longs combats. Sa survie en dépendra vraiment s’il s’épuise et sécrète trop d’acide lactique. Souvenez-vous que si sa robe affiche une teinte rosée, cela signifie qu’il est exténué. Laissez-lui alors le temps de reprendre son souffle dans une civière, dans un grand filet ou en le supportant dans l’eau délicatement avec vos mains. À l’occasion, cela peut prendre jusqu’à 20 minutes.

Avec tout le temps passé à pêcher ce grand prédateur d’eau douce, Luc vous suggère d’être persévérant, d’être patient et de constamment innover.

Pour en savoir plus, composez le 514 290-4878.

 

Prudence

Campeau Maskinonge
Photo Courtoisie

Certains nemrods téméraires tentent de désarmer leur arbalète avec des moyens artisanaux ou en retenant la tension. Ces méthodes peuvent s’avérer vraiment dangereuses. Certains modèles sont équipés d’un système de désarmement intégré. Si ce n’est pas votre cas, sachez que la meilleure façon de libérer la pression de votre arme, sans risquer de la briser ou d’endommager les flèches, consiste à tirer dans une petite cible ou bien d’opter pour une flèche de désarmement qu’on tire sur le sol.

 


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