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Angèle Coutu fait la lecture

La comédienne est porte-parole du Salon Fadoq 50 ans+

<b>Angèle Coutu</b><br />
Comédienne
Photo d'archives Angèle Coutu
Comédienne

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Porte-parole de la sixième édition du Salon Fadoq 50 ans+, qui débute ce matin au Centre de foires d’ExpoCité, la comédienne Angèle Coutu lira des textes et de la poésie avec son spectacle Poésies en Actions.

Celle qui personnifie la détenue sœur Marie-Gisèle dans la série Unité 9 proposera aujourd’hui à 14 h ce spectacle qu’elle a monté il y a cinq ans et qu’elle présente dans différents événements, un spectacle constitué de lectures diverses et personnelles.

Elle lira des textes de Paul Éluard, Jacques Prévert, Léopold Sédar Senghor, Verlaine, Khalil Gibran, des textes qu’elle a écrits et un sketch sur le poète et dramaturge espagnol Federico Garcia Lorca.

« L’idée, c’est de présenter ces écrivains extraordinaires du monde entier. C’est très diversifié. Ça bouge, c’est vivant et ce n’est pas quelque chose d’unidimensionnel. Ce n’est pas la comédienne derrière un lutrin et avec du monde devant. Ça, c’est quelque chose qui m’endort. J’essaie donc de rendre ça vivant », a-t-elle lancé, hier, lors d’un entretien.

La comédienne de 71 ans lira quelques textes personnels, dont celui intitulé Les Monuments, qui a été inspiré par une anecdote dont elle a été témoin, à l’aube, lors d’un séjour à Lima au Pérou.

« Il y avait des militaires qui étaient dans un état d’ébriété avancé dans un parc à Milaflores, et des enfants, pauvres, nu-pieds et en haillons, s’amusaient à leur lancer des roches. C’était une image qui valait 20 000 mots », a-t-elle raconté, précisant que certains textes sont à caractère pamphlétaire et dénoncent les injustices sociales, les guerres et la violence.

« Comme a dit Albert Camus, il faut se battre. Pas pour ceux qui changent le monde, mais pour ceux qui le subissent. Et ça, il faut le faire maintenant. On ne sait pas combien de temps il nous reste », a-t-elle fait remarquer.

Lutter contre les injustices

Angèle Coutu a été témoin d’injustices, lorsqu’elle visitait, avec sa mère biologique qui a étudié en gérontologie, des foyers et des résidences pour personnes âgées.

« Elle m’a amenée à beaucoup d’endroits et j’ai été sensibilisée à voir l’envers de ce que c’est d’être à la retraite. Il y a beaucoup de laissés-pour-compte et je trouve ça scandaleux. Il faut se battre pour le bien-être de ceux qui n’ont rien et qui ne peuvent pas se défendre », a-t-elle laissé tomber.

La comédienne aimerait voir les gens monter au front, dénoncer les injustices et réclamer des choses au gouvernement.

« Je trouve que nous ne sommes pas assez dans les rues au Québec. J’entends trop de gens dire qu’ils ne veulent plus rien savoir du social et de la politique. Et ça, c’est très pernicieux pour une société », a-t-elle affirmé.

Mario Pelchat fait aussi partie des invités et conférenciers qui seront présents au Salon Fadoq 50 ans+. Accompagné par quatre prêtres qui ont participé à son album Agnus Dei, il parlera de ce disque et signera aussi des autographes.

La docteure en nutrition Isabelle Huot (samedi à 11 h), la psychologue Rose-Marie Charest (samedi à 14 h), la Dre Christiane Laberge (dimanche à 11 h) et l’ex-ministre Marguerite Blais (dimanche à 14 h) font partie des conférenciers. Le peintre Marcel Côté et un sculpteur feront de l’art en direct.


♦ Le Salon regroupe 200 kiosques sur la santé, les voyages, les loisirs, l’immobilier, l’emploi, les services gouvernementaux, l’alimentation et les services financiers. L’entrée est gratuite.