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Elon Musk veut construire une base sur la Lune, envoyer des humains sur Mars d’ici 2024 et relier New York à Shanghaï en 39 minutes

Elon Musk
Photo AFP Elon Musk

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Lors d’une allocution prononcée plus tôt aujourd’hui à Adélaïde (Australie), l’entrepreneur derrière Tesla et SpaceX a dévoilé quelques-unes de ses étonnantes ambitions.

Dans le cadre de l'International Astronautical Conference, Musk a annoncé qu'il prévoit, avec SpaceX, atteindre la planète rouge pour la première fois en 2022 en vol non habité et dès 2024 avec un équipage humain.

Pour ce faire, il compte construire dès l’an prochain une nouvelle fusée réutilisable dans la même lignée que les Falcon 9, Heavy et Dragon qui sont actuellement en usage ou sur le point d'être terminées.

La taille impressionnante de ce futur aéronef a inspiré son nom de code: BFR, pour Big F*cking Rocket.

 

Selon ses plans actuels, la BFR ferait 106 mètres de long, 9 mètres de large et aurait une capacité de charge de 150 tonnes.

La construction de ce mastodonte serait financée par les activités de lancement de satellite et de service à la Station spatiale internationale (SSI) de SpaceX.

Trois usages

Le voyage vers Mars

Principal usage de cette BFR, le transport vers Mars permettrait à environ 100 personnes à la fois de visiter la plus proche voisine de la Terre.

Les voyageurs interplanétaires seraient entassés dans 40 cabines pouvant contenir de deux à trois personnes chacune.

Le plan serait d’envoyer deux aéronefs cargo d’ici 2022 afin de trouver la meilleure source d’eau, puis d’y construire une usine de production de carburant.

 

Celle-ci devrait être prête pour 2024, lorsque les premiers équipages humains débarqueront et entameront la construction d’une base martienne.

«Au fil du temps, [les humains] transformeront Mars et en feront un bel endroit», a déclaré le milliardaire sud-africain.

 

L’aller-retour vers la Lune

Si la BFR peut se rendre sur Mars à la condition de pouvoir y produire du carburant afin d’être en mesure d’en revenir, elle peut toutefois faire l’aller-retour vers la Lune sans trop de problèmes.

Il faudrait toutefois envoyer de larges quantités de carburant vers le satellite naturel de la Terre et les entreposer sur celui-ci, à l’intention des retours d’aéronefs.

La construction d’une base lunaire serait donc aussi nécessaire. Mais pour Elon Musk, c’est une évidence: «Nous sommes en 2017. Nous devrions déjà avoir une base lunaire.»

Moon Base Alpha

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Le transport «terrestre»

Si «terrestre» est entre guillemets, c’est qu’il n’est pas ici question de transport sur le sol, mais bien de transport aérien sur la planète Terre.

En effet, la BFR pourrait, en plus, être utilisée sur Terre pour les vols internationaux, réduisant de façon substantielle les temps de vol.

La plupart des destinations les plus populaires seraient joignables en environ 30 minutes, et n’importe quel endroit sur la planète en moins d’une heure.

 

«Ce qu’il y a de super quand on va dans l’espace, c’est qu’il n’y a pas de friction. Ce sera très doux, sans turbulences, rien», a précisé Musk.

Il a également ajouté sur Instagram que le coût de tels vols serait abordable, étant «similaire au plein tarif en classe économique dans un avion».

Voyez la présentation intégrale d’Elon Musk ici: (vidéo en anglais)

 

(via Mashable