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L’animateur Martin Pouliot formellement accusé de conduite avec les facultés affaiblies

La victime subira une autre opération vendredi

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin.
Photo Stevens LeBlanc Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin.

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L’animateur et chroniqueur Martin Pouliot est demeuré de glace lorsqu’il a été amené devant le juge pour y être formellement accusé.

Menotté, Pouliot a fait son entrée dans la boite des accusés sans afficher d’émotion. L’homme de 46 ans avait plutôt l’air de vouloir en finir au plus vite, répondant de façon brève et cassante au président du Tribunal.

Officiellement, il a été accusé de conduite avec les facultés affaiblies, de conduite avec plus de 80 mg d’alcool par 100 ml de sang et de conduite dangereuse ayant causé des lésions à une femme de 37 ans.

Pour reprendre sa liberté, il a dû déposer la somme de 1 000 $ au greffe du Tribunal et son frère jumeau, Thierry, s’est engagé, sous signature, pour un montant de 5 000 $.

Il devra aussi respecter un couvre-feu de 22 h à 6 h et déposer son permis de conduire. Il sera de retour devant le Tribunal le 17 novembre prochain. Quant à ses liens qui l’unissaient à BLVD et LCN, ils ont été rompus sur le champ.

Pendant que l’accusé subissait son sort, la victime, une mère de famille qui travaillait comme conductrice pour le Réseau de transport de la Capitale (RTC) se battait, elle, pour reprendre une partie de sa vie.

Consciente à la suite de l’accident qui s’est produit au petit matin alors qu’elle rentrait chez elle après son quart de travail, elle a été transportée à l’hôpital de l’Enfant-Jésus où elle a été opérée d’urgence.

Vendredi, la dame se retrouvera une fois de plus sur la table d’opération pour y subir une intervention à la hanche. «Elle souffre énormément. Elle n’a pas le droit de boire, de manger et elle ne peut pas bouger», a-t-il poursuivi. Selon lui, si sa conjointe se rétablit physiquement, elle restera marquée à jamais.

Violente collision

Rappelons que dimanche, le Service de police de la Ville de Québec avait laissé savoir qu’ils avaient procédé, dans la nuit de samedi à dimanche à 2h08, à l’arrestation d’un homme de 46 ans, à la suite d’une violente collision survenue dans le secteur de Neufchâtel à Québec.

La collision impliquant deux véhicules, dont ce VUS Audi Q5, est survenue peu après 2 h du matin, dimanche, dans le secteur de Neufchâtel, à Québec.

La collision impliquant deux véhicules, dont ce VUS Audi Q5, est survenue peu après 2 h du matin, dimanche, dans le secteur de Neufchâtel, à Québec.
Photo Agence QMI, Guy Martel
La collision impliquant deux véhicules, dont ce VUS Audi Q5, est survenue peu après 2 h du matin, dimanche, dans le secteur de Neufchâtel, à Québec.

Plus tard en journée, la station de radio BLVD, où Pouliot était chroniqueur cet automne, a confirmé qu’il s’agissait bel et bien de l’animateur.

Du même souffle, le directeur des programmes, Dan Caron, a fait savoir qu’il avait été «décidé de mettre fin à ses collaborations avec Martin Pouliot», pouvait-on lire sur le site web de BLVD.

«C’est inacceptable, ce gars-là ne peut plus être chroniqueur dans mon émission. Pour moi, c’est tolérance zéro», a pour sa part réagi l’animatrice Sophie Durocher.

Pouliot était aussi chroniqueur à l’émission de Denis Lévesque à TVA.

Rappelons que dans la nuit de samedi à dimanche, la victime circulait sur le boulevard Johnny-Parent en direction est à bord d’une berline Mazda lorsqu’elle a été percutée à l’intersection du boulevard Saint-Jacques.

Le conducteur de l’autre véhicule, un VUS Audi Q5, circulait vers le nord sur Saint-Jacques. Selon un témoin rencontré par les policiers, le suspect aurait brûlé un feu rouge.

Lors de son transport à l’hôpital l’Enfant-Jésus, la dame était consciente et elle a été opérée d’urgence.

Elle se trouvait dans un état stable, selon le dernier bulletin de santé.

- Avec la collaboration de Catherine Bouchard, Dominique Lelièvre et Martin Lavoie

Ce qu’il a déjà dit sur l’alcool au volant

« Personnellement, l’attitude à adopter est assez simple, si tu conduis, bois juste pas. Me semble que ça va de soi. »
 
« J’ai été moi-même pris dans un barrage routier il y a à peu près huit mois de ça, et vous auriez dû voir mon étonnement. Tiens ça existe encore ? C’était la deuxième fois en 25 ans comme conducteur. »
 
« Si on n’a jamais l’impression qu’on va se faire prendre en matière d’alcool au volant, il y aura toujours des gens qui prendront des chances. »
 
« Il me semble qu’on a cette discussion-là une fois tous les ans ensemble. Arrêtez de penser que c’est en changeant la loi qu’on va changer les comportements. La seule façon de changer les comportements [...] ce n’est qu’à force d’éducation, à force d’osmose, à force de se frotter à un certain discours, à une certaine sensibilisation. »
 
« Quand c’est ton serveur de bar qui vient te voir et te dit : “Tu as trop bu, je ne peux pas te donner tes clés”, ce n’est pas la même chose. Tu n’as pas la même réaction parce que lui voit ce que tu as bu, toi ça fait longtemps que tu as arrêté de le voir. [..] Je ne sais pas pour vous autres, mais moi ça m’arrive. »