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L’Ancienne-Lorette décroche le gros lot

Un mégacomplexe pharmaceutique de 80 M$ sera construit près de l’avenue Jules-Verne

Les élus et les fonctionnaires de L’Ancienne-Lorette ont encensé l’architecture « soignée » du futur bâtiment de quatre étages qui sera érigé en face du garage municipal, sur un immense terrain près de l’autoroute Duplessis et de l’avenue Jules-Verne.
Photo courtoisie Les élus et les fonctionnaires de L’Ancienne-Lorette ont encensé l’architecture « soignée » du futur bâtiment de quatre étages qui sera érigé en face du garage municipal, sur un immense terrain près de l’autoroute Duplessis et de l’avenue Jules-Verne.

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C’est maintenant officiel. La compagnie pharmaceutique Endoceutics installera son siège social et une usine de production à L’Ancienne-Lorette. Le projet de 80 M$ pourrait créer, à terme, 1000 emplois.

La Ville de L’Ancienne-Lorette a approuvé les plans de la phase 1 lors d’une séance extraordinaire en fin d’après-midi, jeudi. Le maire Émile Loranger rayonnait comme jamais, fier d’être allé jusqu’au bout de ce projet « un peu fou » et d’avoir attiré une multinationale « qui aurait pu s’installer dans la ville voisine, n’importe où au Québec ou dans le monde ».

Endoceutics paiera sans conteste la plus grosse facture de taxes foncières de la municipalité, évaluée à 2,5 M$ sur un budget total de 30 M$. Les travaux pourraient débuter « dans les prochains jours », a indiqué le fondateur de l’entreprise, le Dr Fernand Labrie, qui a bon espoir d’inaugurer ses nouveaux locaux au début de l’année 2018.

Celui qui lorgnait le terrain du futur IKEA, au départ, ne regrette pas son choix. « C’est le meilleur terrain et les meilleures conditions qu’on pouvait avoir. C’est près de Duplessis, de l’aéroport, des restaurants, des hôtels, c’est près de Québec ! »

L’entreprise y produira le médicament qu’elle a développé, l’Intrarosa, souvent appelé « Viagra féminin ». Le médicament traite l’atrophie vaginale liée à la ménopause. « Ça agit sur la fonction sexuelle aussi, ce qui a été un peu une surprise », a confié le Dr Labrie.

Le potentiel commercial de son médicament, approuvé par la FDA aux États-Unis, ne fait aucun doute, selon lui. « C’est sûr qu’on va avoir du succès », a-t-il ajouté.

Main-d’œuvre spécialisée

« La concrétisation de ce projet vient marquer la capacité d’une ville comme la nôtre de faire atterrir des projets de cette ampleur-là. Je pense que ça ouvre la porte à des investisseurs d’ici et d’ailleurs », s’est félicité le maire Loranger, qui anticipe déjà l’arrivée d’une main-d’œuvre spécialisée qui fera rouler l’économie de sa ville.

La phase 1 sera consacrée à la production d’applicateurs. Au terme des quatre phases prévues, le complexe aura une superficie « énorme » de 46 185 mètres carrés. Eudoceutics concentre sa production, pour l’instant, dans son usine de Mont-Saint-Hilaire, aux États-Unis et au Mexique.

Le terrain près de l’avenue Jules-Verne avait été cédé à la Ville par le gouvernement pour 1 $ en 1997 à condition que son seul usage soit à des fins d’utilité publique. La restriction a été levée par le gouvernement qui a empoché les revenus de la vente, soit 6,7 M$.