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L’anxiété touche de plus en plus d’adolescents

etudiants, école, classe, éducation
Photo d'archives Stevens LeBlanc

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SAGUENAY | De plus en plus d’adolescents souffrent d’anxiété, un trouble mental qui peut entraîner de lourdes conséquences, montrent différents travaux de recherche.

Au Québec, de 9 à 15 % des adolescents seraient atteints d’un trouble anxieux. Toutefois, cette maladie ne fait pas toujours l'objet d'un diagnostic médical.

«C'est vraiment l'un des troubles les plus prévalents chez les enfants et les adolescents», a confirmé la psychoéducatrice Nadia Lessard.

«Ces jeunes-là ne sont pas toujours traités. La stratégie de l'anxiété, c'est l'évitement. Ce sont souvent des jeunes qui vont se placer en retrait et qui n'oseront pas afficher leur vulnérabilité», a précisé la psychologue Nancy Boisvert.

L'anxiété se manifeste par des sensations de malaise, de peur, de détresse ou d'impression de danger. Parfois, celle-ci devient invalidante.

«Ça affecte différentes sphères de leur vie, tant au niveau scolaire que relationnel. C'est des jeunes qui vont parfois avoir des difficultés à rentrer en relation», a poursuivi Mme Boisvert.

Sarah-Anne Laberge, une adolescente qui doit composer avec ce trouble mental, a confié comment elle vit la maladie. «Quand je vis de l'anxiété, je commence à trembler, mes pensées vont s'embrouiller et j'ai de la misère à respirer. Ça peut finir en crise de panique», a-t-elle témoigné.

«Je me demande toujours ce que les gens pensent de moi, de quoi j'ai l'air. C'est vraiment un stress qui est dans ma vie de tous les jours», a ajouté Sarah-Anne.

Plusieurs causes peuvent expliquer l’anxiété comme la génétique, la pression de bien performer ou l'intimidation. Elle peut aussi être liée aux bouleversements qu'occasionne le début de l'adolescence. L'anxiété peut amener le jeune à consommer pour apaiser sa souffrance.

«Les jeunes ne sont pas toujours conscients que ce qu'ils ressentent, c'est de l'anxiété. Donc, sans le savoir, parce qu'ils vivent un inconfort et qu'ils n'en sont pas conscients, ils vont développer des stratégies destructives», a expliqué la psychoéducatrice Nadia Lessard.

L'intervention précoce s'avère le meilleur moyen pour éviter la cristallisation du problème.

«Il faut se dire que l'on peut passer à travers et que l'on peut travailler là-dessus. Ce n'est pas incurable. C'est facile à surmonter quand tu prends la peine d'essayer de t'en sortir», a assuré Sarah-Anne.

Une thérapie pour les adolescents est offerte à la Clinique Remix-Santé de Chicoutimi. Le programme d'une durée de huit semaines débutera le 24 octobre.