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[PHOTOS] «Une locomotive pour le milieu culturel de Québec»

Robert Lepage voit grand pour le Diamant, dont il a révélé l’architecture, mardi

Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo Stevens LeBlanc Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.

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Robert Lepage voit grand pour le futur théâtre le Diamant. Il s’est dit persuadé que la salle de spectacle, dont il a dévoilé les premières images, mardi, deviendra « la locomotive du milieu culturel » à Québec.

« Le milieu culturel ne doit pas nous craindre. [...] À Québec, c’est plein de beaux wagons, mais il n’y a personne pour tirer dessus. On espère que le Diamant va créer un engouement pour attacher tout ça ensemble », a dit M. Lepage lors d’une entrevue au Journal, après avoir dévoilé sur écran son bébé devant plusieurs invités réunis au Complexe Méduse.

Par le biais d’une visite virtuelle qui a pris les allures d’un cours d’histoire sur la place D’Youville et l’ancien bâtiment du YMCA, Robert Lepage a offert une incursion dans cet édifice, dont le cœur sera une salle multifonctionnelle de 625 places, accessible par un escalier monumental, qui pourra accueillir autant du théâtre que de la musique et du cinéma.

« Le bois et le béton seront des thèmes récurrents dans la construction. On a voulu marier le traditionnel et le contemporain », a indiqué l’homme de théâtre.

Le maire sortant, Régis Labeaume, a accueilli favorablement l’image présentée par Robert Lepage. « Ça va être magnifique et je pense que ça va être très payant pour Québec. C’est le modèle du Cirque du Soleil, mais dans le domaine théâtral. »

Pour toutes les bourses

Un des éléments architecturaux signature du bâtiment sera une diagonale qui le traversera de part en part et évoquera l’ancien lien routier qui reliait la Basse-Ville et la Haute-Ville.

Pour Robert Lepage, ce symbole marque son désir que la fréquentation du Diamant, qui deviendra le lieu de diffusion des créations de sa compagnie Ex Machina, ne soit pas réservée à une élite fortunée de la Haute-Ville. Toutes les classes sociales sont bienvenues. Comment y arriver ? D’abord, en intégrant un volet populaire à la programmation.

« L’année passée, on a organisé un gala de lutte à la Caserne Dalhousie. On a passé la salle gratuitement. Des gens qui n’étaient jamais sortis de Limoilou sont venus dans le Vieux-Port. Ils avaient peur de venir en voiture. On a organisé des navettes.

« On a toujours dit, poursuit M. Lepage, qu’on faisait des spectacles accessibles. C’est le prix qui ne l’est pas. On essaye de voir comment on peut faire baisser les prix quand on peut », a-t-il dit, en donnant en exemple une salle de Toronto qui ouvrait ses portes une fois par semaine en invitant les gens à payer le montant qu’ils pouvaient.

« Petit quartier des spectacles »

Au passage, Robert Lepage voit le Diamant relancer un « petit quartier des spectacles » à la place D’Youville et imagine déjà des collaborations avec le Capitole et le Palais Montcalm.

— Avec la collaboration de Stéphanie Martin


♦ Le directeur général Bernard Gilbert a assuré que le budget de 54 millions de dollars sera respecté et qu’en cas d’imprévus, il n’était pas question de demander des fonds publics supplémentaires.


♦ La livraison du bâtiment est prévue pour le printemps 2019.

 

Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes
Robert Lepage pose fièrement devant une image dévoilant l’allure du théâtre le Diamant lorsque sa construction sera terminée, en 2019.
Photo courtoisie, coarchitecture / in situ / Jacques Plante architectes

 

EX MACHINA EN CHIFFRES

  • Fondée en 1994
  • A ses locaux à la Caserne Dalhousie, à Québec
  • « La plus grosse compagnie de production théâtrale au Canada », selon son créateur et directeur artistique, Robert Lepage.
  • Chiffre d’affaires annuel : 10 millions de dollars. « 80 % de ce montant ne vient pas de subventions, mais de l’étranger. 80 % de nos dépenses sont faites au Québec », indique Robert Lepage.
  • Plus de 220 représentations par année dans 14 pays répartis sur quatre continents
  • Depuis 1994, les spectacles d’Ex Machina ont attiré plus de 1,6 million de spectateurs
  • Emplois permanents : 36
  • Pigistes : une centaine
  • Les pièces de théâtre d’Ex Machina : Quills, 887, Jeux de cartes (Cœur et Pique), Les Aiguilles et l’opium, La Tempête, Éonnagata, Le Dragon bleu, Lipsynch, Le Projet Andersen, The Busker’s Opera, La Face cachée de la Lune, La Trilogie des dragons, Zulu Time, La Géométrie des miracles, Les Sept Branches de la rivière Ota
  • Ex Machina à l’opéra : L’Amour de loin, The Tempest, Der Ring des Nibelungen, Le Rossignol et autres fables, The Rake’s Progress, 1984, La Damnation de Faust

Source : lacaserne.net