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Trois-Rivières recrutera des travailleurs à l'étranger

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TROIS-RIVIÈRES – Des entreprises industrielles de Trois-Rivières éprouvent beaucoup de difficultés à trouver le personnel requis pour assurer leur production et leur croissance. Pour pallier ce manque de travailleur, une mission trifluvienne ira sous peu faire du recrutement à l’étranger, probablement aux Philippines.

«Ce qu'on regarde, c'est pour la fin 2017 ou le début de 2018, mais il faut définitivement trouver une solution pour supporter nos entreprises», a indiqué le directeur général d'Innovation et développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly.

L'atelier d'usinage FAB 3R peine en ce moment à trouver une quinzaine de soudeurs-monteurs, d’électromécaniens et de programmeurs. «C'est le temps supplémentaire qui nous vient en aide, particulièrement de la part de notre main-d'oeuvre plus expérimentée», a commenté le président Yves Lacroix. Pour bon nombre des 150 employés actuels, les semaines de travail s'échelonnent sur 60 et même de 70 heures.

Des entreprises industrielles québécoises comptent déjà sur des travailleurs philippins. Une société active dans la gestion de ressources humaines à Trois-Rivières a d'ailleurs développé une expertise dans l'importation de main-d'oeuvre.

Le Groupe SFP constate que les Philippines ont ce qu'il faut en termes de disponibilité de travailleurs pour épauler Trois-Rivières. «Beaucoup de Philippins ont le type de formation [recherché]. Le système d'éducation là-bas est calqué sur celui des Américains, donc les diplômes sont reconnus ici au Canada», a indiqué le président du Groupe SFP, Denis Gamache.