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Dur accouchement sur le bord de l’autoroute

Les deux paramédics ont dû combiner leurs efforts

Benoit Gauthier Andréanne Fournier
Photo Facebook Les ambulanciers Benoit Gauthier et Andréanne Fournier ont reçu une épinglette en forme de cigogne comme à chaque naissance pour souligner leur travail.

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Deux ambulanciers de l’Outaouais ont permis à une femme d’accoucher sur le bord de l’autoroute 50 dans des conditions particulièrement difficiles.

Vendredi dernier, les paramédics Andréanne Fournier et Benoit Gauthier conduisaient une femme à l’hôpital de Gatineau pour son accouchement, lorsqu’ils ont compris qu’ils n’auraient pas le temps de rejoindre leur destination et allaient devoir procéder autrement.

« La dame commençait à pousser et l’on sentait que l’accouchement était imminent, raconte Benoit Gauthier qui était au volant de l’ambulance. Je me suis immédiatement garé sur l’accotement de la route et j’ai rejoint ma collègue à l’arrière pour assister la mère. »

Par le siège

S’engage alors un travail d’équipe. Andréanne Fournier, assise à cheval sur la civière face à la mère, accompagne celle-ci dans ses efforts et la rassure alors que Benoit Gauthier s’empare des pinces permettant de manier le cordon ombilical.

L’opération est d’autant plus délicate qu’il s’agit d’un accouchement par le siège, le bébé se présente les fesses en avant, ce qui comprend toujours des risques importants.

« La tête passait difficilement, et dans ce genre de cas, on craint toujours que l’enfant puisse manquer d’oxygène, explique Andréanne Fournier. On s’est relayés pendant environ cinq minutes avec Benoit pour réussir à la faire sortir. Lorsque nous avons réussi et que le petit garçon a poussé son premier cri, c’était un énorme soulagement. »

Professionnalisme

Mme Fournier ajoute que son collègue et elle ont dû se coordonner pour composer avec l’espace restreint et la disposition particulière du matériel à l’arrière de l’ambulance.

Martin Piché, le père du bébé, ne cache pas sa gratitude envers les deux paramédics.

« J’ai été impressionné par leur professionnalisme, Benoit a vraiment su trouver les mots pour me rassurer, commente-t-il. Je vais leur envoyer une photo du petit et une lettre pour leur dire merci. Leur métier n’est pas simple, ils vivent des décès et beaucoup de choses dures, cela m’a fait plaisir de partager ma joie avec eux. »