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La série L’Académie ne plaira pas seulement au public adolescent

L'Académie
Photo Courtoisie Marianne Fortier, Rémi Goulet, Juliette Gosselin, Sabrina Bégin Tejeda, Léa Roy et Antoine Desrochers jouent dans L’Académie. La chimie ne prend pas de temps à s’installer entre les acteurs.

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Organiser un visionnement de presse d’une série pour ados dans une école secondaire était une stratégie risquée. Mais finalement, elle s’est avérée payante.

Vidéotron avait convié les journalistes au Collège Jean-Eudes à Montréal mercredi après-midi pour regarder les deux premiers épisodes de L’Académie, un teen drama destiné au Club illico. Si l’œuvre de Sarah-Maude Beauchesne, auteure des romans jeunesse Cœur de slush et Lèche-vitrine, avait ennuyé la centaine d’étudiants présents, ces derniers nous l’auraient fait sentir assez rapidement.

Mais, heureusement pour toute l’équipe derrière la série, ce fut loin d’être le cas. Les jeunes sont restés attentifs durant toute la projection. Et leurs réactions (rires, applaudissements, cris sourds) témoignaient d’un réel intérêt pour l’histoire qui leur était racontée, celle d’un pensionnat pour filles qui devient soudainement mixte.

Et bien qu’on soit loin d’être le public cible du feuilleton, nous aussi on s’est laissé prendre au jeu.

Les codes respectés

Mérité, cet accueil favorable était également prévisible, car L’Académie réunit plusieurs éléments clés des séries-cultes américaines pour ados, comme Beverly Hills 90210 et Buffy the Vampire Slayer : des comédiens début vingtaine qui jouent des élèves de 16, 17 ans, des intrigues amoureuses, des garces de service, etc.

Le tout garde toutefois une saveur résolument québécoise, non seulement grâce aux chansons entendues (Safia Nolin, Dead Obies, Alex Nevsky), mais grâce aux pointes d’humour, qui sont judicieusement saupoudrées au fil des scènes pour conserver un esprit de légèreté.

Justesse d’interprétation

Le jeu des acteurs, habilement dirigés par Marie-Claude Blouin, participe également au succès de l’entreprise. Dans le rôle d’Agathe, la charismatique leader du groupe, Léa Roy (Tactik) allie force et vulnérabilité. Son personnage a beau avoir un côté bitch assez développé, la comédienne lui injecte suffisamment d’humanité pour qu’elle demeure attachante.

De leur côté, Juliette Gosselin (1991) réussit à éviter la caricature dans son interprétation de Marie, une éternelle romantique qui rêve de « frencher », et Sabrina Bégin Tejeda (Unité 9) respire la sérénité sous les traits de Wendy, une bohème homosexuelle.

Quant aux gars, Antoine Desrochers et Rémi Goulet, ils sont cool jusqu’au bout des doigts en petits bums de bonne famille.

Mission accomplie

Avec L’Académie, Club illico a tout pour réussir son opération charme auprès du public adolescent, et même jeune adulte. Le service de vidéo sur demande poursuivra son offensive en début d’année 2018 avec La dérape, une série qu’on qualifie de « plus familiale ».

► La première saison de L’Académie est présentement offerte aux abonnés du Club illico.