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Après le Québec, l’Ontario pour Metro

L’épicier investira 400 M$ dans son réseau de distribution

Metro estime que 180 postes à temps complet et 100 postes à temps partiel seront abolis à partir de 2021 dans son réseau de distribution ontarien.
Photo Ben Pelosse Metro estime que 180 postes à temps complet et 100 postes à temps partiel seront abolis à partir de 2021 dans son réseau de distribution ontarien.

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Quelques jours après avoir acquis Jean Coutu à fort prix, l’épicier Metro se tourne vers l’Ontario pour investir 400 millions $ dans la construction de deux nouveaux centres de distribution automatisés. Une décision qui entraînera l’élimination de 280 postes.

Plusieurs analystes soutiennent que cet investissement est directement lié à la hausse du salaire minimum de 15 $ de l’heure prévue en 2019 en Ontario.

La direction de Metro avait dit récemment qu’elle prendrait tous les moyens nécessaires pour contrer les coûts liés à cette hausse du salaire minimum dans ses magasins ontariens.

« Grâce à notre chaîne d’approvisionnement modernisée, nous serons en mesure de répondre encore mieux aux besoins de nos clients », a déclaré le président et chef de la direction de Metro, Éric R. La Flèche.

Dans la région de Toronto, un nouveau centre de distribution pour les produits frais verra le jour tout comme un nouveau centre de distribution pour les produits surgelés.

Les deux nouveaux centres de distribution bénéficieront d’améliorations technologiques comme l’automatisation. Les investissements auront lieu entre 2018 et 2023.

Cette décision de Metro devrait se traduire par des gains de productivité significatifs. L’entreprise estime que 180 postes à temps complet et 100 postes à temps partiel seront abolis à partir de 2021 dans son réseau de distribution ontarien.

Metro exploite six centres de distribution en Ontario qui emploient 1500 personnes. Quatre de ces centres se trouvent à Toronto et deux à Ottawa.

En mode croissance

Metro, qui détient 261 supermarchés en Ontario, soutient que ces investissements vont lui permettre de poursuivre sa croissance et son expansion en Ontario.

Selon le professeur et spécialiste en politique alimentaire de l’Université Dalhousie Sylvain Charlebois, Metro demeure un joueur marginal en Ontario.

« Metro a décidé d’investir dans l’efficacité, car le marché ontarien de l’alimentation demeure très compétitif », a-t-il indiqué.

Selon ce dernier, après avoir avalé Jean Coutu, Metro pourrait poursuivre ses emplettes en mettant la main sur des joueurs indépendants en Ontario afin d’augmenter sa présence dans ce marché très lucratif.

Metro n’écarte d’ailleurs pas de continuer à ouvrir des supermarchés là où la demande le justifie.