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Une marche pour les 6 mois de sa disparition

Son conjoint compte allumer un lampion devant le quartier général de la SQ

Michel Larouche compte allumer ce lampion devant le quartier général de la Sûreté du Québec, à Chicoutimi, jeudi soir, afin de souligner les six mois de la disparition inexpliquée de sa conjointe Hélène Martineau.
Photo PIERRE-ALEXANDRE MALTAIS Michel Larouche compte allumer ce lampion devant le quartier général de la Sûreté du Québec, à Chicoutimi, jeudi soir, afin de souligner les six mois de la disparition inexpliquée de sa conjointe Hélène Martineau.

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Une marche pour souligner les six mois de la disparition d’Hélène Martineau est organisée par son conjoint jeudi entre les quartiers généraux de la police de Saguenay et de la Sûreté du Québec.

Michel Larouche, qui est toujours considéré comme suspect par les enquêteurs de la SQ, compte parcourir les 14 km entre les deux postes situés à Arvida et à Chicoutimi pour rappeler aux policiers que la famille attend toujours des réponses, six mois jour pour jour après que la femme de 48 ans a été vue pour la dernière fois. « Les policiers m’ont dit que si je l’avais tuée, ça me rongerait de l’intérieur comme un cancer », a-t-il dévoilé en entrevue à TVA Nouvelles mercredi matin. « Je ne ressens rien de tout ça. J’ai mal à cause de la disparition d’Hélène, mais je n’ai pas tué ma femme. »

Faire la lumière

Une fois rendu devant le poste de la SQ, il compte allumer un lampion et déposer une photo de la disparue afin de symboliquement demander à ce qu’on « fasse la lumière » sur la disparition. « Selon moi, beaucoup de boisés près d’ici n’ont pas été fouillés, entre autres parce qu’ils étaient difficiles d’accès. Quelqu’un qui veut cacher un corps, tu le caches-tu à un endroit facile d’accès ou difficile d’accès ? » a indiqué en entrevue au Journal M. Larouche, qui écarte toujours la thèse du suicide. « Je ne l’accepte pas », dit celui qui a fait un pèlerinage de 300 km entre Cap-Trinité et l’Ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette au cours des deux dernières semaines pour « penser à Hélène ».

« Quand je conclus qu’elle ne s’est pas suicidée, j’en conclus que c’est soit un accident, soit un acte criminel. S’il est arrivé quelque chose comme ça à Hélène, on ne retrouvera pas son corps dans les sentiers du Manoir », mentionne l’homme. La marche débute sur le coup de 16 h devant le poste de police de Saguenay, et Michel Larouche croit être accompagné d’une poignée de personnes, dont sa plus jeune fille et une de ses sœurs.