/entertainment/movies
Navigation

Anne-Marie Losique a dû repousser les avances de Harvey Weinstein

Anne-Marie Losique
Photo d'archives Anne-Marie Losique

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – L’animatrice et productrice de télévision, Anne-Marie Losique, s’est déjà fait offrir par le producteur Harvey Weinstein de monter à sa chambre.

Mais elle a refusé la proposition.

«Oui, même moi. Harvey (Weinstein) m’a déjà demandé de monter dans sa suite», a-t-elle expliqué en entrevue à LCN, jeudi.

«Pas de façon agressive, mais bon, il m’a fait la proposition aussi. Mais moi, je ne vais pas dans les suites des gens, surtout pas dans un contexte professionnel», a-t-elle ajouté, en indiquant plus tard sur LCN que l’incident s’était déroulé pendant le Festival international du film de Toronto.

Le producteur Harvey Weinstein est actuellement au centre d’un scandale concernant des comportements sexuels inappropriés avec de multiples actrices, survenus pendant plusieurs décennies.

Mme Losique croit que, d’avoir fait preuve de vigilance dans le milieu hollywoodien, lui a permis de rester à l’écart de situations qui auraient pu être problématiques. «J’en ai vu plein de ces situations, mais jusqu’à présent, j’ai bien manœuvré. Il faut faire un peu attention et prendre ses distances professionnelles», a-t-elle dit pendant l’entrevue.

Elle juge néanmoins que l’époque actuelle est propice à la dénonciation. «On est dans cette époque de chasse aux sorcières, ça m’agace un peu (...) Les gens avaient amplement de temps de dénoncer avant.»

Ben Affleck

Mme Losique est revenue sur une séquence vidéo datant de 2004 dans laquelle on la voit au cours d’une entrevue animée avec l’acteur Ben Affleck. Celui-ci la prend sur ses genoux et lui fait des commentaires sur ses seins.

Cette semaine, l’acteur a condamné le comportement Harvey Weinstein. Plusieurs médias américains ont vu une contraction entre ces propos et le comportement de l’acteur lors de l’entrevue de 2004 avec Anne-Marie Losique.

Mme Losique a tenu à rappeler qu’elle était consentante et qu’il ne s’agissait que d’un jeu pour les caméras. C’est le message qu’elle a répété aux médias américains qui ont été nombreux à contacter concernant l’entrevue de 2004.