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[AUDIO] La mère de la victime de Martin Pouliot donne des nouvelles de sa fille à Sylvain Bouchard

Le 2 octobre dernier, Martin Pouliot a formellement été accusé de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite dangereuse au palais de justice de Québec, suite à un accident qui est survenu le 30 septembre.
Photo Stevens LeBlanc Le 2 octobre dernier, Martin Pouliot a formellement été accusé de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite dangereuse au palais de justice de Québec, suite à un accident qui est survenu le 30 septembre.

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L’animateur de Bouchard en parle au FM93, Sylvain Bouchard, a lu en ondes jeudi matin une lettre qui lui avait été écrite par la mère de la victime de Martin Pouliot.

Le 2 octobre dernier, Martin Pouliot a formellement été accusé de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite dangereuse au palais de justice de Québec, suite à un accident qui est survenu le 30 septembre.

Le 2 octobre dernier, Martin Pouliot a formellement été accusé de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite dangereuse au palais de justice de Québec, suite à un accident qui est survenu le 30 septembre.
Photo Guy Martel

L’animateur de Bouchard en Parle, qui se dit un ami de Martin Pouliot, tenait à lire en ondes la lettre qu’il avait reçue afin de sensibiliser ses auditeurs.

«Si ce message-là peut faire réfléchir des gens, c’est pour ça que je le fais [lire la lettre en ondes]. S’il y en a un ou une, au moment de prendre la décision, conduire ou pas, se souvient de ce qu’on a lu, on a gagné.»

«Moi, je vous l’ai dit que c’est un ami, mais que ça changera en rien ce que j’ai toujours pensé de ses événements là. Que souvent au Québec, on mettait trop l’accent sur l’accusé et on négligeait la victime [...] Tout accident, tout drame, c’est rare que ça fait juste une victime. Il y a plein d’autres victimes autour, alors c’est important d’avoir une pensée pour eux, d’être avec eux», a-t-il ajouté.

Voici donc la lettre intégrale qu’a envoyée la mère de la victime de Martin Pouliot à Sylvain Bouchard.

«Bonjour Sylvain, j’aurais beaucoup aimé te parler, mais j’en suis incapable. Aussitôt que je veux en parler, les émotions montent et je pleure.

Je tiens à te donner des nouvelles et te remercier pour ta franchise. Tu n’as pas caché que Martin était ton ami, mais que tes pensées étaient pour la victime et sa famille, merci.

Vendredi le 6 octobre, elle a subi une longue chirurgie de sept heures. J’étais avec elle lorsqu’ils sont venus la chercher, elle avait si peur.

Imagine la journée que nous avons passé à arpenter les couloirs, à s’imaginer le pire et ne rien savoir, car de midi à 20h, aucune information sur son état. Beaucoup d’angoisse.

Quand nous avons enfin pu la voir, le choc, encore une fois. Elle était aux soins intensifs sous respirateur au moins deux jours, car ayant eu le diaphragme perforé et le poumon gauche affaissé lors de l’impact, elle avait besoin d’aide pour respirer.

Le médecin nous a dit que l’opération s’était bien déroulée. Ils ont réparé et ressoudé le bassin et la hanche gauche qui était fracturée.

Il est difficile pour moi de mettre de mots sur ce que je ressens lorsque je vois ma fille dans un tel état. C’est inconcevable.

Je me dis que si Martin pouvait voir son état, il constaterait la gravité du geste qu’il a posé lorsqu’il a décidé de conduire ce soir-là.

Les conséquences sur une jeune maman, qui aura un long et pénible chemin a parcourir vers un rétablissement, qui nous l’espérons, sera total.

Elle souffre énormément. Elle me dit : "maman, j’aurais préféré mourir." Moi de lui répondre : "Non ma fille, il y a encore des personnes qui ont besoin de toi ici. Pense à tes deux petits enfants. Ils ont besoin de leur maman."

Je t’écris ses mots et les larmes coulent. C’est pour ça que je préfère écrire. Je dois me montrer forte pour elle et garder mes larmes pour moi.

Pour les semaines à venir, elle aura besoin d’encouragement et de positif autour d’elle, il faut rester fort.

Aujourd’hui, 9 octobre, elle a commencé à manger un peu. Elle s’assoit brièvement. Ils ont enlevé le drain qu’elle avait au poumon gauche et elle n’est plus aux soins intensifs, c’est très encourageant et comme on dit, ça prend le bon bord.

Merci à tous pour vos encouragements.»