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Gosselin met de côté sa promesse de baisser les taxes

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

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Le chef de Québec 21 se défend d’avoir fait une fausse promesse en ayant promis une baisse des taxes pour tous en juin dernier. Aujourd’hui, il se range pourtant du même côté que Régis Labeaume et s’engage à seulement geler les taxes.

Le 13 juin dernier, alors que Jean-François Gosselin faisait la présentation de sept nouveaux candidats, il avait affirmé que le gel des taxes résidentielles promis par l’administration Labeaume était insuffisant. « On veut offrir des baisses de taxes. Parce que nous, on veut remettre l’argent dans les poches des commerçants et des résidents », a-t-il dit ce jour-là.

« Pas responsable »

Or, cette promesse n’est plus. « C’est comme ça. Aujourd’hui, je ne peux pas me tenir devant vous et promettre des baisses de taxes à la grandeur de la ville. Ça ne serait pas responsable. C’est pour ça qu’on parle d’un gel de taxes », a affirmé le candidat à la mairie de Québec lors d’un point de presse, jeudi matin.

« Je ne reviens pas sur absolument rien [sic] », a affirmé Jean-François Gosselin, se défendant d’avoir changé d’idée.

Il veut maintenant améliorer les services avant de « remettre de l’argent dans les poches » des citoyens. Il souhaite un gel de taxes pour les quatre prochaines années. Le maire sortant, Régis Labeaume, a annoncé un gel des taxes résidentielles pour les années 2017 et 2018. Il signalait vouloir offrir un « moment de répit » aux contribuables. Puis, dès 2019, les taxes n’augmenteront pas plus que l’inflation, et ce, tant pour le commercial que pour le résidentiel, a également promis M. Labeaume.

Selon Jean-François Gosselin, « 10 ans de Régis Labeaume, ça va prendre quelques années à réparer », ajoutant « qu’une baisse de taxes correspond à un gel de taxes » s’il n’y a pas l’ajout de l’inflation.

Troisième lien prioritaire

Par ailleurs, le candidat à la mairie a admis que le projet de troisième lien à l’est de Québec « n’est pas un projet municipal » et qu’il « ne peut pas promettre le troisième lien parce que ce ne sera pas un projet qui va être financé par la Ville de Québec ».

Néanmoins, il continue de marteler qu’il s’agit de son engagement municipal principal et que le maire doit « pousser ce projet-là et en faire sa priorité ».

Il a de plus assuré qu’il n’y aurait pas d’augmentation de taxes pour les résidents de Québec avec le projet de troisième lien, et ce, même s’il doit investir pour certaines servitudes afin de faire arrimer la structure. « Ça va être un projet qui va être financé par les autres paliers gouvernementaux », plaide-t-il.

- Avec la collaboration de Stéphanie Martin