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Le policier pouvait le tabasser, insiste un expert

<b>Guillaume St-Louis</b><br />
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Photo d’archives, martin alarie Guillaume St-Louis
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Un policier qui a tabassé un père de famille qui allait porter son bébé à la garderie a usé des bonnes stratégies, selon un expert qui témoignait pour la défense.

L’agent Guillaume St-Louis, de la Sûreté du Québec de Lavaltrie, subit son procès pour agression armée, voies de fait causant des lésions ainsi qu’utilisation négligente d’une arme.

Le 9 décembre 2014, il a arrêté Alexandre Hébert en raison de ses vitres teintées.

Voyant que le citoyen n’avait pas ses papiers sur lui, le policier lui aurait demandé de sortir de son véhicule et de retirer ses verres fumés.

M. Hébert aurait refusé d’obtempérer. Il aurait alors été aspergé de poivre de Cayenne avant d’être frappé aux jambes et à la tête par le policier armé de son bâton télescopique.

Selon l’expert en emploi de la force, Martin Blanchette, venu témoigner jeudi à Joliette pour sa défense, le policier avait des doutes raisonnables de croire que sa sécurité était menacée par le contrevenant qu’il venait d’arrêter en raison de ses vitres teintées.

L’agent St-Louis avait de bonnes raisons de craindre une agression de la part du contrevenant quand il l’a vu sortir spontanément de son véhicule, selon lui.

La mère d’Alexandre Hébert était révoltée en entendant le témoignage de l’expert. « Tout ça pour des vitres teintées. Est-ce que c’était nécessaire de briser sa vie pour ça ? La petite est restée enfermée 20 minutes dans l’auto toute seule en plein hiver, mon fils a encore des séquelles physiques et il fait de l’anxiété qui l’empêche de vivre tous les jours. »

Les plaidoiries auront lieu vendredi.