/news/provincial
Navigation

Plan de mobilité durable: un service avant la rentabilité, dit Guérette

Plan de mobilité durable: un service avant la rentabilité, dit Guérette
Photo Didier Debusschere

Coup d'oeil sur cet article

La chef de Démocratie Québec affirme que le service de transport en commun et les plans de mobilité durable doivent être un investissement au même titre que l’éducation, et ce, sans obligation de rentabilité à court terme.

«Nous, on ne veut pas juste regarder la rentabilité de court terme», a mentionné Anne Guérette, indiquant que la santé et l’environnement sont aussi à envisager. La mobilité doit être un service au même titre que l’éducation, plaide-t-elle.

«On veut regarder plus large et plus loin que ça. Lorsqu’on regarde les retombées de long terme, comme les coûts sociaux.»

Ainsi, Mme Guérette affirmait vouloir soutenir les principaux acteurs de la région pour trouver des initiatives innovantes afin de ralentir la congestion routière. Elle se dit prête à participer financièrement aux projets de mobilité durable.

Rencontrer les acteurs

D’ailleurs, afin de soulager la congestion routière, la chef de Démocratie Québec Anne Guérette propose de s’asseoir avec ces acteurs.

Elle veut sonder l’Université Laval, les cégeps, les parcs industriels et les grandes entreprises. Elle laisserait toutefois le loisir à l’institution d’enseignement de décider de son plan de mobilité.

«Nous croyons que c’est en mobilisant tous les acteurs de la région qu’on va réussir à régler le problème de congestion routière. On va travailler en partenariat. On va les soutenir pour qu’elle puisse se doter de leur propre plan de mobilité durable», a-t-elle dit, énumérant des solutions comme l’étalement d’heures de travail, le télétravail, la mise en place de navettes dans les parcs industriels ou des tarifs préférentiels pour les étudiants. «Il y a un paquet de mesures qui peuvent être mises en place, mais on ne veut pas imposer [de mesures]. On ne veut pas faire du mur-à-mur.»

Laissez-passer universel

En ce qui a trait à la possibilité d’implanter un laissez-passer universel à l’Université Laval, Mme Guérette croit que c’est à l’institution de choisir. Mais, c’est une politique qui lui plaît et qu’elle soutiendrait sans doute financièrement. «C’est le rôle de l’Université Laval de mettre en place son plan de mobilité. Et, si tout le monde s’entend pour dire que oui, ça prend un laissez-passer universel, ce qui veut dire que chaque étudiant devra payer un montant dans ses frais de scolarité pour que tout le monde puisse avoir accès à un laissez-passer gratuit, nous allons les accompagner», a-t-elle signalé.