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Un travail à deux voies

Julien veut travailler avec Galchenyuk à condition que le no 27 participe

Sénateurs c. Canadiens
photo d’archives, martin chevalier L’entraîneur Claude Julien refuse de lancer la serviette dans le cas d’Alex Galchenyuk.

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Au lendemain du revers de 3 à 1 contre les Blackhawks de Chicago, Alex Galchenyuk a reçu un message clair de son entraîneur en se retrouvant à l’aile gauche au sein du quatrième trio. Pour remonter dans la hiérarchie de l’équipe, Galchenyuk devra parcourir son bout de chemin.

Claude Julien semblait irrité par le sujet. Depuis sa décision de le placer à la gauche de Torrey Mitchell et d’Ales Hemsky, Julien n’avait pas encore rencontré les médias. Il l’a fait à la veille du match contre les Maple Leafs de Toronto au Centre Bell.

L’entraîneur en chef croyait possiblement éviter l’épineux dossier de Galchenyuk puisque ce dernier n’a pas participé à l’entraînement. Ralenti par une grippe, le numéro 27 a obtenu un congé. Malgré son absence, il a monopolisé près de la moitié des questions posées à Julien en conférence de presse.

Ce dernier a expliqué sa décision de l’utiliser au sein d’un quatrième trio.

« Nous voulons des gars pour nous aider, a-t-il dit. Alex connaît un départ difficile. Il a joué de bonnes minutes en supériorité numérique, mais il n’a pu générer des chances de marquer. Je devais faire mon travail comme entraîneur. Mais il n’est pas le seul responsable. Il y a d’autres joueurs qui devraient produire plus. »

« En jouant avec Hemsky à l’aile droite, il aura un partenaire avec du talent, a-t-il continué. Nous ne cherchons pas à l’enterrer avec des joueurs sans talent. Nous devons simplement bouger des pièces pour repartir dans la bonne direction. »

Galchenyuk représente toutefois un point d’interrogation pour cette rencontre face aux Leafs.

« C’est trop tôt pour dire s’il jouera samedi, a répondu Julien. Il doit rencontrer nos médecins. »

De la patience, mais...

Julien n’a pas l’intention de jeter l’éponge avec le troisième choix au total au repêchage de 2012. Mais il souhaite imposer des conditions.

« Oui, on reste patient, a-t-il mentionné. Il est encore jeune. Il y a des joueurs qui ont besoin de plus de temps. On voit son potentiel. C’est important de rester patient. Mais c’est une chose, la patience. Nous allons travailler avec lui, mais le joueur doit aussi y participer. On travaille ensemble. Ça ne peut pas être un travail à une seule voie, ça doit l’être à deux voies. J’ai toujours eu cette approche avec mes joueurs. »

Questionné à savoir si le lent départ de Galchenyuk pouvait s’expliquer par une mauvaise condition physique ou des agissements douteux à l’extérieur de la patinoire, Julien a perdu un brin son calme.

« Comme entraîneur, j’entends plusieurs questions sur Galchenyuk, a-t-il répliqué. Mais moins sur d’autres joueurs qui ne jouent pas plus à la hauteur de leur talent. Je ne veux pas toujours répondre au sujet d’Alex. Je veux simplement travailler avec lui. Je ne m’attarde pas juste sur lui, mais sur plusieurs joueurs. »

Price peut comprendre

Carey Price a aussi parlé du cas de Galchenyuk. À ses premières saisons avec le CH, le gardien originaire de la Colombie-Britannique a appris à gérer une bête comme Montréal. Et ça venait avec de bons coups, mais aussi de moins bons.

« Il faut rester patient et positif avec Alex, a souligné Price. J’ai traversé des épreuves difficiles à mes débuts à Montréal. Mais en même temps, Alex est ici depuis plusieurs saisons. Il sait à quoi s’attendre. On veut juste qu’il travaille le plus fort possible et qu’il donne son plein rendement. On sait que le talent est là. »