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Les zélés du vélo

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L’ajout progressif du vélo à la liste des moyens de transport « officiels » devrait réjouir les Montréalais, même si cela en fait râler certains. Le comportement des cyclistes et des automobilistes laisse souvent à désirer, mais toute grande ville qui se respecte aménage des espaces cyclables. Après tout, le vélo, c’est bon pour l’environnement et pour la santé.

Mais serait-il possible de faire la promotion du vélo sans que les automobilistes se sentent coupables ? Sans afficher du mépris pour les camionneurs qui nous livrent des denrées essentielles, en commençant par les fruits et les légumes, dont nous avons besoin pour pédaler en santé.

D’autres réalités

Bien que favorable au vélo, j’en ai ma claque des zélés du vélo qui voient les automobilistes comme des pestiférés, au mieux. Or, les choses ne sont pas si simples.

Rien de mieux que le vélo pour transporter le Plateaupithèque à son travail au centre-ville ou dans la cité du multimédia. Par contre, une maman chef de famille monoparentale qui habite Laval-Nord et qui doit déposer ses enfants à la garderie avant d’aller travailler dans un parc industriel de Ville Saint-Laurent ne voit aucune utilité au vélo.

Mais quand on entend les pro-pédale défendre leur projet 100 % vélo, été comme hiver, la réalité des banlieusards, des parents, de la classe moyenne quoi, leur échappe. Il n’y a aucune bonne raison pour eux de rouler autrement qu’à vélo.

Une autre catégorie de sceptiques du vélo va bientôt se manifester : les personnes âgées. Le Québec vieillit : il compte présentement 1,5 million de personnes de plus de 65 ans, soit 18 % de la population.

Avant de modifier le mobilier urbain, il faudrait peut-être s’assurer que le citoyen âgé voudra rouler à vélo. Peut-être que l’auto serait plus appropriée.