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[AUDIO] Québec 21 se contredit encore sur les taxes

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin
Photo Jean-François Desgagnés Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

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Québec 21 soutient à nouveau n’avoir jamais promis de baisse de taxes, disant vouloir « rétablir les faits ». Pourtant, le chef Jean-François Gosselin a bel et bien promis une baisse de taxes de 100 millions dès le premier mandat.

« Je ne parle même pas de gel, moi, je veux des baisses de taxes », a déclaré le chef de Québec 21 Jean-François Gosselin le 26 septembre, le même jour de son annonce sur la « taxe Labeaume ». Il critiquait ainsi la politique de gel de taxes du maire sortant Régis Labeaume.

Dans ce même point de presse, il a déclaré vouloir des baisses de taxes « dans le premier mandat », précisant qu’il offrirait « 100 millions de baisses de taxes le plus rapidement possible ».

« La première année, je veux remettre de l’argent dans les poches des gens [...] 25 millions $ de baisses de taxes par année [...] 100 millions $ sur 4 ans », a-t-il signalé.

Questionné par les journalistes ce jour-là sur sa méthode pour atteindre son objectif, il a refusé de répondre, soutenant « qu’on était rendu dans le technique ».

« Rétablir les faits »

Or, comme Le Journal l’indiquait vendredi, Québec 21 promet maintenant un gel de taxes sur 4 ans. Cette annonce soudaine rejoint sensiblement la politique de taxes du maire sortant.

À la suite de notre publication démontrant la contradiction du parti, Québec 21 a indiqué sur sa page Facebook vouloir « rétablir les faits ».

« Jamais Jean-François Gosselin n’a promis de baisse de taxes sans avoir préalablement fait le ménage dans la colonne des dépenses. Il serait irresponsable de faire une telle promesse pour attirer des votes sans préalablement avoir travaillé à assainir le budget résultant de 10 années de l’administration sortante », a mentionné le parti.

« Notre position est claire depuis le début : nous proposons un gel complet des taxes municipales résidentielles et commerciales durant les 4 années du premier mandat ».

Leurs affaires

La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, a critiqué les changements de direction de son adversaire. « Ça fait plusieurs revirements dans leur cas. C’est leur façon de faire [...] On les laisse aller. Nous, on a notre vision. »

Le maire sortant, Régis Labeaume, a quant à lui choisi de se tenir loin du débat. « Je n’ai rien à dire. Vous connaissez notre position [sur les taxes]. L’important, c’est la nôtre. Ils feront ce qu’ils veulent. »

– Avec la collaboration de Stéphanie Martin