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Tuerie à la mosquée de Québec: le juge lève des informations sous scellés

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Le juge Alain Morand a levé, vendredi, certaines informations demeurées jusqu’à présent sous scellés dans le dossier du présumé tireur de la Grande Mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette.

C’est à la suite d’une demande des médias pour obtenir ces renseignements que le magistrat a accepté de dévoiler certains détails contenus dans les rapports policiers.

On y apprend que le soir du 29 janvier 2017, les premiers patrouilleurs qui se sont rendus sur place ont aperçu «un homme debout», puis derrière lui, «deux corps au sol».

Interpellé par les policiers, l’homme a tourné légèrement la tête. «Il a un teint foncé», ont noté les policiers avant que l’homme ne se mette à courir vers l’est.

Immédiatement, les policiers se sont mis à sa poursuite et, après quelques mètres, l’individu s’est arrêté.

«Le constable ne voit pas d’arme sur l’homme. Le policier lui ordonne alors de se coucher au sol. Il s’exécute. Il met ses mains sur sa tête et se couche sur le ventre», est-il écrit dans les rapports.

Plus loin, dans les documents, les policiers mentionnent avoir retrouvé, près des deux corps initiaux qui se trouvaient à l’entrée de la Mosquée, un manteau noir avec, à l’intérieur, un portefeuille.

Les pièces d’identité correspondent «au suspect qui a été arrêté sur les lieux». Toutefois, il est aussi bien précisé que «l’enquête a permis de déterminer que l’homme n’est pas celui qui a fait feu à la Mosquée».

Dans les documents rendus publics, on y apprend également que de nombreux articles ont été perquisitionnés, notamment trois ordinateurs portables Apple, un portable de marque Acer, quatre iPad, deux iPod, un Apple TV, un cellulaire, un lot de support de mémoire, un disque externe ainsi qu’une disquette.

Mise en garde

Dans dix jours, d’autres renseignements seront mis à la disposition des médias. Toutefois, le juge a tenu à rappeler que «les faits mentionnés n’ont pas été présentés en preuve à la Cour et que l’accusé est présumé innocent».

«L’accusé bénéficie toujours de la présomption d’innocence; les procédures n’en sont toujours pas à l’étape où l’accusé a eu l’occasion de déposer son plaidoyer de non-culpabilité et de contester les accusations.»