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Une usine de bois relancée grâce aux catastrophes naturelles

L’usine de Squatec du Groupe Lebel.
Photo courtoisie L’usine de Squatec du Groupe Lebel.

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RIVIÈRE-DU-LOUP- Les besoins des États-Unis en bois d’œuvre suite aux ouragans permettent d’embaucher rapidement 28 employés dans une entreprise du Bas-Saint-Laurent, et même de relancer une de ses usines.

Pour répondre à cette demande imprévue, Le Groupe Lebel crée un quart de travail supplémentaire dans son usine de Dégelis et fera fonctionner ses trois usines de Squatec, alors que seulement deux étaient en opération.

Si la demande américaine en bois est soutenue en été, elle tombe habituellement à la baisse à l’automne, mais pas cette année. Cette demande inattendue est attribuable principalement aux ouragans qui ont frappé les États-Unis comme Irma et Harvey.

«C’est vraiment ça. Une pression s’est créée de par ces catastrophes naturelles. Il y a aussi eu les feux de forêt dans l’Ouest canadien qui ont un impact assez grand, car c’est le plus grand producteur en Amérique du Nord et ils ont dû fermer un certain nombre d’usines», indique le président et chef de la direction du Groupe Lebel, Frédéric Lebel.

L’entreprise fait partie du top 10 des producteurs forestiers de l’est du Canada. Elle emploie 650 personnes dans une vingtaine d’usines au Québec et en Ontario.

Frédéric Lebel, président et chef de la direction du Groupe Lebel.
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Frédéric Lebel, président et chef de la direction du Groupe Lebel.

 

Décisions en décembre

Cette demande accrue est temporaire pour Squatec jusqu’au printemps 2018. Une décision sera prise plus tard pour le quart de travail de Dégelis.

C’est qu’une des taxes que payait le Groupe Lebel aux Américains est tombée temporairement pour la période de septembre à décembre, ce qui fait qu’il paye une taxe 7 % au lieu de 27 %.

«Ça nous aide bien sûr. Mais à partir de janvier, est-ce que ça va être 20%, est-ce que ça va être 22 %? On sait juste que ce sera plus élevé. En décembre, on verra si on pourra continuer le quart de travail de Dégelis ou non», ajoute Frédéric Lebel.

L’usine de Dégelis du Groupe Lebel.
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L’usine de Dégelis du Groupe Lebel.

 

Celui-ci doit remonter à 1992, alors qu’il commençait dans l’industrie, pour se rappeler qu’un événement similaire avait provoqué un impact comparable. C’était à l’époque de l’ouragan Andrew en Floride.

Il ajoute que c’est tout un défi de trouver 28 employés, des journaliers et des mécaniciens industriels, pour une période de quelques mois, et ce, rapidement.

«À Dégelis, c’est réglé, mais à Squatec c’est plus compliqué», conclut-il.