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Une famille unie et aimante pour Olivier

Olivier
Photo courtoisie, Radio-Canada Les comédiens France Castel (Cécile Dubreuil) et Thomas Derasp (Olivier) dans la série Olivier.

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Sur le point de devenir adulte, Olivier a retrouvé une stabilité chez les Dubreuil, une famille unie, tissée serrée et où l’amour est présent. Une famille qui cache aussi certains secrets qui sont sur le point de faire surface.

Cette famille est constituée du couple Mariette (Catherine Proulx-Lemay) et Georges Dubreuil (Steve Laplante), des tantes Agathe (Sonia Cordeau) et Éva (Émilie Bibeau) et de la grand-mère Cécile Dubreuil (France Castel).

Catherine Proulx-Lemay avoue qu’il n’a pas été difficile de créer le clan Dubreuil sur le plateau de tournage.

« C’est super cliché de dire ça, mais la chimie était au rendez-vous. Il arrive parfois que la mayonnaise ne prenne pas, mais là, elle a pris solide », a-t-elle laissé tomber, lors d’un entretien téléphonique.

La comédienne raconte que l’on retrouve, dans la série Olivier, plusieurs scènes de grande intimité entre les trois sœurs et leur mère.

« Ce sont des moments de grâce, de grande complicité et d’abandon dont je vais me souvenir longtemps. Je me sentais privilégiée de pouvoir être là », a mentionné la comédienne.

Les Dubreuil sont typiques des familles québécoises de la fin des années 70 et du début des années 80.

« Le père, qui est décédé, était assez autoritaire et pouvait nous faire peur parfois. Ce qui est propre à cette époque où beaucoup de choses, en raison de la dynamique familiale, n’étaient pas dites et refoulées. C’est une famille, par contre, qui est très unie », a-t-elle précisé.

Pour Catherine Proulx-Lemay, ce rôle de Mariette Dubreuil, qu’elle a obtenu sans avoir passé d’auditions, est un cadeau.

« C’est la première fois que ça m’arrive pour un rôle majeur à la télévision et ça fait vraiment plaisir. Je suis une fan finie de l’auteur Serge Boucher. J’avais vu tous ses shows de théâtre avant de faire la série Aveux et avoir la possibilité de jouer ses mots à nouveau et de revivre ça était quelque chose de formidable », a-t-elle lancé.

Se dépasser

La comédienne n’a pas eu de difficulté à se glisser dans la peau de cette femme d’une autre époque.

« Le costume et le look m’ont beaucoup aidée à plonger dans ce personnage. Je me suis laissé inspirer par ça et par les discussions que j’ai eues avec le réalisateur Claude Desrosiers. Dès les premiers essayages, j’étais ailleurs. Mariette est une femme assez mystérieuse, qui porte sa part d’ombre et qui porte un secret. C’est un rôle où il faut aller au bout de l’émotion et le faire en retenue. J’ai eu, avec ce rôle, la chance d’aller plus loin en intensité et en intériorité », a-t-elle indiqué, ajoutant qu’elle était mieux préparée avec ses années d’expérience et son passage dans Unité 9.

« Droit au but »

Pour France Castel, son personnage de Cécile Dubreuil, qui développera un lien particulier avec le jeune Olivier devenu adolescent, est un retour à la télé après un petit rôle dans la comédie de situation Mes petits malheurs et son passage dans Les jeunes loups.

« C’est une femme qui va droit au but et le fait sans “chichi”. Le personnage était tellement bien défini, dans le texte, que ce fut facile de l’habiter », a-t-elle expliqué, ajoutant que le fait d’être grand-mère dans la vraie vie l’avait aussi aidée.

La comédienne a accepté ce rôle parce qu’il lui permettait de se dépasser.

« J’ai été attirée par l’écriture de Serge Boucher, par l’histoire de Josélito et par la réalisation de Claude Desrosiers, avec qui je n’avais jamais travaillé. J’ai eu des scènes qui ont été très difficiles et qui exigeaient beaucoup d’abandon. C’est un beau personnage », a-t-elle laissé tomber.

France Castel a apprécié que l’on s’attarde à cette époque et que l’on parle de ces enfants qui ont fait plusieurs familles d’accueil, qui ont dû faire preuve de résilience et qui ont pu obtenir une deuxième chance.

Elle avoue, par contre, ne pas avoir tripé énormément à revêtir des vêtements et des coiffures des années 80.

« Ce n’est pas, disons, ça qui m’a fait buzzer. On aime mieux ce qu’on a l’air aujourd’hui », a-t-elle admis en riant.

► La série Olivier est présentée le lundi à 21 h sur les ondes d’ICI Radio-Canada.